Ô terre qui m’a vu naître par le ciel. Sur le littoral, le jour a commencé pour moi, porteur d’un vent de renouveau. Guinée, témoins indéfectibles de notre histoire. Je te salue à nouveau, ô ma chère patrie ! Mon esprit est perturbé et mon âme est désenchantée.
Du fait de ton désespoir et de ton trépas dans les profondeurs de la détresse. Ta population est plongée dans la tristesse à cause de la souffrance qui la submerge. La tourmente affecte les âmes et la liberté est verrouillée par la force et les billets de banque. Les dignités sont en péril. Tes bras valides sont humiliés alors que la République est remise en question.
L’adrénaline s’intensifie avec son lot de frustration. Ton unité est en danger d’explosion. Un de tes fils a fait le choix de te brûler. Il a violé son serment, assassiné, capturé et dévalisé le trésor public. Il engendre la terreur parmi ton peuple. Cela ne peut être toléré. Nous avons donc pris la décision de restaurer ton honneur et ta dignité.
Malheur aux cœurs d’airain qui te maintiennent dans cette situation difficile. Nos anciens ont opté pour la liberté, que ce soit entre un peuple heureux et libre ou coincé sous les chaînes.
Nous devons absolument protéger ce noble héritage qui a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire des indépendances africaines.
Siba Béavogui, Journaliste & analyste politique



