L’annonce sonne comme une promesse d’espoir pour des millions de foyers. D’ici trois ans, Conakry verra jaillir davantage d’eau potable qu’elle n’en a jamais eu depuis l’indépendance, à en croire les propos du ministre Aboubacar Camara tenus devant les conseillers nationaux.
Le mercredi 13 août, à l’Hémicycle, le ministre des Hydrocarbures et de l’Hydraulique, Aboubacar Camara, a levé le voile sur la première phase du Projet d’Alimentation en Eau dans la zone de Conakry (PAEG). Et les chiffres donnent le vertige : 200 000 m³ d’eau supplémentaires chaque jour, contre seulement 150 000 m³ produits actuellement.
Dès septembre, le chantier démarre. Au programme :
100 km de conduites flambant neuves ;
103 millions de litres de stockage ;
400 km d’extension du réseau de distribution.
« En ratifiant cet accord, vous n’approuvez pas seulement un financement : vous écrivez une page de l’histoire de l’eau en Guinée », a déclaré le ministre, la voix chargée d’émotion. Une eau qui « rendra à chaque foyer sécurité et dignité », libérant ainsi « nos mères et nos sœurs de la corvée quotidienne ».
Avec 541 millions de dollars mobilisés, le gouvernement s’attaque de front au déficit en eau de la capitale, où les besoins atteignent 400 000 m³ par jour. Ce projet, à lui seul, comblera quatre cinquièmes de cette soif urbaine, laissant un reliquat qui devra être couvert par d’autres initiatives.
Pour Aboubacar Camara, il s’agit d’un tournant historique : « En trois ans, nous produirons plus que tout ce qui a été fait depuis l’indépendance. Ensemble, donnons à notre pays l’eau qu’il mérite. »
Avec le PAEG, Conakry espère enfin voir s’écouler, dans ses robinets, une eau claire et abondante transformant un vieux rêve national en réalité tangible.
Madiba Kaba pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com



