Dr AOB, te voilà parti avec la noblesse de ceux qui tombent debout. Tu n’as pas quitté ce monde dans le vacarme des honneurs officiels, mais dans le silence studieux d’un bureau encombré de copies, stylo à la main, fidèle à ta vocation jusqu’au dernier souffle.
Cet arrêt cardiaque qui t’a emporté t’a trouvé en pleine correction des copies d’évaluation, veillant encore, une fois de plus, sur le destin académique de tes étudiants. Oui, tu es mort au champ d’honneur : celui du savoir, de la rigueur et du devoir accompli.
Arrivé tout jeune à Kankan comme étudiant il y a plus de trente ans, tu aurais pu repartir vers d’autres horizons. Mais tu as choisi d’y enraciner ton intelligence et ton énergie, au service de la formation.
Au sein de l’Université Julius Nyerere de Kankan, au Département Sociologie, tu as bâti une réputation d’enseignant exigeant, méthodique, profondément humain. Derrière ta rigueur se cachait un profond souci d’élever, de structurer les esprits, d’inculquer le sens de la recherche bien faite.
Même admis à faire valoir tes droits à la retraite, tu n’as pas déserté l’amphithéâtre. Tu es resté, guidant les jeunes enseignants-chercheurs dans l’élaboration de leurs plans de recherche, relisant, conseillant, corrigeant avec patience et précision. Tu formais des cadres, mais aussi des formateurs de cadres : ton héritage est démultiplié.
Ce samedi, à Dalaba, une foule immense t’accompagnera vers ta dernière demeure, signe éloquent de l’empreinte indélébile que tu laisses dans les cœurs et les esprits.
Qu’Allah, le Très Haut, t’accueille dans Son Paradis Firdaws. Repose en paix, Maître. Ton œuvre, elle, demeure vivante.
Par ton disciple Mady Bangoura P42 Sociologie UJNK



