L’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, s’est rendu ce jeudi 30 juillet au siège de la Haute Autorité de la communication (HAC), au palais du 25 Août, dans le quartier Boulbinet à Conakry, pour échanger avec son président, Boubacar Yacine Diallo, sur l’avenir de la presse guinéenne.
Une table ronde à la rentrée
Le diplomate français et le président de la HAC sont convenus d’organiser, à la rentrée, une table ronde à Conakry réunissant l’institution et les associations de journalistes. « Nous sommes convenus que nous allions essayer d’organiser une table ronde, à la rentrée, entre la HAC, d’un côté, et les associations de journalistes, pour mieux comprendre les enjeux de la presse, de l’information aujourd’hui en Guinée, mais aussi en France, parce qu’on a des enjeux à peu près similaires aussi. Et puis de se dire que ces travaux serviront à l’évolution du mandat de la HAC, qui va être dissoute pour donner naissance à ce nouvel organe de régulation, prévu par la Constitution, et qu’une loi organique pourra être prise par le Parlement guinéen à la rentrée. Donc, on va réfléchir. Enfin, on va accompagner cette réflexion pour que cet organe soit le plus crédible possible », a annoncé Luc Briard.
Une régulation respectueuse de la liberté de la presse
Pour le diplomate français, la régulation est indispensable, mais elle ne doit jamais se faire au détriment de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. « L’information évolue dans le monde entier, à la fois par le bas, avec la question des réseaux sociaux, des influenceurs, des nouvelles formes de journalisme, et puis par le haut, avec le rachat, parfois, par des groupes privés, des espaces d’information. Donc, le rôle de la régulation est important, mais il ne doit pas se faire au détriment de la liberté de la presse, de la liberté d’expression. Donc, c’est là qu’on met le curseur. »
Le défi du modèle économique des médias
Au terme de sa visite, Luc Briard a salué la vision portée par le président de la HAC, notamment sur les questions de régulation, de formation, d’accréditation et de viabilité économique des entreprises de presse. « J’ai pu apprécier la vision du président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), à la fois sur cet aspect de la régulation, sur les enjeux de formation, sur les enjeux d’accréditation, sur les enjeux aussi du modèle économique des médias. Parce qu’il faut stabiliser, il faut que ces entreprises de presse aient une prévisibilité pour qu’elles puissent asseoir leur modèle économique », a-t-il expliqué.
Par Thierno Diawara / courrierregional@gmail.com




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