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Le malheur n’a pas de frontières, la compassion ne devrait pas avoir de limites (Par Tibou Kamara)

17 août 2025
in Libre Opinion
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Décès d’El Hadj Biro Diallo : Assumer pour exister, renoncer pour rester libre et fort ! (Par Tibou Kamara)

On s’indigne pour un dignitaire actuel qui serait accusé à tort, mais on s’émeut peu du sort tragique réservé aux grandes figures d’hier. Ainsi va la Guinée : on ne défend que les puissants du moment !

Vivre loin des siens ou être coupé d’eux est d’une infinie tristesse. Se voir arracher un être cher est un grand traumatisme. « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé », ce cri du cœur d’Alphonse de Lamartine traduit tout le désarroi du sevrage lié aux séparations indésirables, aux absences et aux silences inhabituels de nos âmes sœurs, ces personnes qui nous sont précieuses.

La difficulté inhérente à la vie n’affecte pas autant que la solitude imposée et la frustration de se sentir seul au monde. Le bonheur ne peut être pleinement vécu sans les autres qui s’y associent toujours, car il est un appât pour tous. En revanche, la déchéance, la traversée du désert, les impasses, les revers de fortune créent la distance, favorisent les trahisons et nourrissent les reniements et retournements de veste.

Chacun est prompt à profiter d’autrui, mais nul n’est disposé à partager son fardeau ou à pleurer ses malheurs. À chacun de porter sa croix.

Mourir de chagrin, d’amertume, de regrets, de dépit est un risque pour chacun. Quand on a atteint le sommet, on est parfois condamné à « redescendre » aussi vite qu’on est monté. Dans l’ivresse du pouvoir et sous l’emprise de la vanité, on ne s’attend pas au pire, réservé, croit-on, aux autres, et on ne peut imaginer un jour être abandonné de tous, bercé par l’illusion d’être aimé et la certitude trompeuse d’être devenu indispensable. Nous oublions que d’autres furent là avant nous et que nous passerons nous aussi comme eux. Il n’y a d’éternité pour personne, ni dans le temps ni dans les responsabilités publiques.

Ibrahima Kassory Fofana est un grand homme qui, par le hasard de la vie et la force des choses, se trouve aujourd’hui confronté à une épreuve terrible : la prison. Il semble oublié, abandonné de tous. Certes, sa famille, ses proches et quelques rares amis et soutiens demeurent à son chevet, restent mobilisés et présents pour lui, malgré tout et quoi qu’il en coûte. Mais ceux qui ont bénéficié de ses largesses, de sa constante sollicitude, de sa bienveillante attention d’homme généreux, toujours disponible et foncièrement bon, ont pour la plupart disparu, déménagé chez d’autres, en l’occurrence chez les puissants du moment.

Pourtant, certains parmi eux ont la voix au chapitre, sont au cœur du régime qui garde l’ancien Premier ministre en détention. D’autres sont dans les petits papiers des nouveaux dirigeants. D’autres encore ne sont plus aux affaires, tombés en disgrâce entre-temps. Qu’ont-ils fait tous pour Kassory, qui leur a prêté main forte lorsqu’ils en avaient le plus besoin dans leurs vies antérieures ?

KASSORY, UNE VIE GÉNÉREUSE, UN DESTIN INGRAT

Tous dorment du sommeil du juste, ne veulent rien dire ni rien faire qui pourrait déplaire au Prince ou compromettre leurs maroquins et privilèges inespérés. Ils dorment du sommeil du juste, ayant oublié les serments d’hier, les engagements, les amitiés, les alliances d’avant. La mémoire, l’honneur et la raison sont rangés au profit du confort et des privilèges éphémères.

On ne peut tout de même pas perdre la chance de sa vie pour rien ni pour personne au monde !

Ils pourront expliquer demain qu’« ils ont essayé mais n’ont pas pu » ou que le « Chef n’en faisait qu’à sa tête ».

Qui sera là pour écouter des repentis et convertis insincères, flagorneurs et trompeurs ? Pourra-t-on se plaindre ou demander de l’aide quand on sera aussi pris au piège ? On réalise tous que c’est chacun pour soi. Ainsi soit-il !

Tous savent que l’ancien Premier ministre, qui souffre en silence et se meurt lentement, refuse d’exhiber sa misère ou de crier sa détresse, pour sauver son honneur et préserver sa dignité éprouvée. On pourra toujours imputer tout cela au destin de l’homme. Mais l’élan de gratitude relève de chacun. Kassory n’est pas parfait, certes, mais il n’a pas le crime chevillé au corps. Il n’y a aucun pouvoir innocent. Dans l’exercice de ses fonctions, nul ne peut être exempt de reproches. Cependant, il faudra lui reconnaître d’avoir essayé de bien faire, de n’avoir pas cherché à nuire pour nuire. S’il n’est pas un ange, il est loin d’être un démon. Tous, nous sommes deux facettes d’une même médaille : ni totalement bons, ni mauvais sur toute la ligne. Une ambivalence que souligne Blaise Pascal : « Qui veut faire l’ange fait la bête ».

La politique apprend la patience et la persévérance. L’État prépare et expose aux pires éventualités : la prison, l’exil, la mort, le bannissement.

Kassory Fofana, chaque fois qu’il a pu, a aidé, secouru, sans se poser de questions et sans rien attendre en retour. Pour peu que la reconnaissance soit encore de ce monde, que la compassion n’ait pas déserté les cœurs, que la foi nous habite encore, l’ancien Premier ministre ne mérite ni l’indifférence ni l’oubli. Dans nos pensées, dans nos prières, il a toute sa place. Il ne doit pas moisir en prison ni y succomber au mal pernicieux qui le ronge.

S’il est vrai qu’on « juge la véritable nature d’une personne à son comportement envers ceux dont elle n’attend rien en retour, car cela révèle ses valeurs fondamentales et son authenticité », posons-nous la question : sommes-nous authentiques et croyons-nous en des valeurs ?

La Guinée, si cruelle envers les meilleurs de ses enfants, ne se le pardonnerait pas. Nous, si égoïstes, insensibles aux souffrances des autres, vindicatifs, animés de rancunes et de rancœurs, ne pourrions jamais nous l’expliquer, encore moins nous justifier.

Toutes ces personnes en souffrance, Kassory Fofana, Amadou Damaro Camara, Dr Mohamed Diané, Dr Ibrahima Kourouma, Aliou Bah, Kabinet Sylla “Bill Gates”, Habib Marwane Camara, et d’autres, qu’ils luttent contre la maladie, soient portés disparus ou déclarés décédés, ont droit à notre sympathie et notre solidarité. On ne règle pas des comptes avec un homme à terre, ni ne tire de gloire à s’acharner contre une personne accablée et impuissante.

Le malheur doit adoucir les mœurs et les cœurs.

Tibou Kamara

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