Dans une récente analyse, Maître Mohamed Traoré a exprimé de sérieux doutes concernant la thèse de l’enlèvement « crapuleux » de Foniké menguè et Billo Bah. Selon les témoins oculaires, leur arrestation « musclée » soulève des incohérences majeures, rendant cette hypothèse peu crédible.
Traditionnellement, les enlèvements crapuleux en Guinée se caractérisent par une demande de rançon, formulée rapidement après le rapt. Les ravisseurs contactent alors les familles des victimes pour exiger une somme d’argent. Or, dans le cas de Foniké mengè et Billo Bah, plus de dix jours se sont écoulés sans qu’aucune communication de ce type n’ait été établie, défiant ainsi la logique des enlèvements crapuleux connus dans le pays.
Maître Traoré souligne également que dans les enlèvements utilisés comme arme de combat par des mouvements rebelles ou terroristes, les ravisseurs finissent toujours par revendiquer leur action et énoncer leurs exigences. Ici encore, aucune revendication n’a été faite, affaiblissant encore plus la thèse de l’enlèvement crapuleux.
Maître Traoré appelle donc les services de police judiciaire à mener une enquête approfondie sous la supervision des parquets, en interrogeant les témoins et en retraçant le parcours des auteurs de l’arrestation. Il insiste sur la compétence des enquêteurs guinéens pour faire avancer les investigations de manière rigoureuse et transparente.
Une analyse de Me Mohamed Traoré, décryptée par Madiba Kaba



