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Durée de la Transition : « la légitimité précaire dont jouit le CNRD expire le 31 décembre 2024 (Parti LDRG)

28 juillet 2024
in Interviews, Politique, Société
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Durée de la Transition : « la légitimité précaire dont jouit le CNRD expire le 31 décembre 2024 (Parti LDRG)

Dans une interview accordée samedi 27 juillet 2024 à notre Correspondant à Conakry, le leader du parti Ligue des Démocrates Réformistes de Guinée (LDRG), s’est prononcé sur plusieurs sujets d’intérêt national. En somme, la conduite de la transition au cœur de l’entretien.

 Lisez plutôt !

Courrier Régional : la dernière sortie médiatique du ministre porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo explique davantage la volonté de la junte à s’éterniser au pouvoir. Qu’en pensez-vous ?

Mamadou Oury Diallo : « Tout d’abord, il est important de rappeler que voilà presque trois années depuis l’interruption de l’ordre constitutionnel dans notre pays. Cela veut dire que depuis trois années la Guinée et les populations guinéennes sont dirigées par des acteurs et des institutions qu’elles n’ont jamais choisies. Cette situation est problématique à la fois pour des raisons de légitimité et de souveraineté nationale.

 En effet, seul le peuple de Guinée a la souveraineté nécessaire pour insuffler de la légitimité à ses dirigeants et à ses institutions à travers des élections transparentes et démocratiques. Ni les membres du CNRD encore moins les institutions de la transition ne sont récipiendaires du suffrage des populations. Donc le CNRD et les institutions de la transition ne sont en sursis que tant et aussi longtemps que les acteurs de la transition respectent leur engagement vis-à-vis du peuple. Parmi ces engagements, il y a les réformes indispensables pour redresser notre pays et le retour à l’ordre constitutionnel d’ici le 31 décembre 2024. Voilà pourquoi la déclaration unilatérale du Gouvernement de transition de ne pas respecter son engagement à clôturer la transition au plus tard le 31 décembre 2024 est problématique. 

 Cependant, sur ce point, j’avoue que j’ai bien apprécié la sortie du porte-parole de la présidence, notamment le Général Amara Camara, le jeudi 25 juillet. Il a invité l’opinion à ne pas esquiver le caractère « dynamique » de l’Accord conclu avec la CEDEAO et envers le peuple. Mais il faut rappeler que l’accord de base concerne 24 mois. L’accord ne devient dynamique que lorsque les parties prenantes montrent de la bonne foi à clôturer la transition d’ici le 31 décembre 2024. S’il n’y a aucune bonne foi à clôturer la transition d’ici le 31 décembre 2024, le caractère dynamique de l’accord n’a aucun lieu d’être. Il faut rester à la fois dans le texte et l’esprit du texte de l’Accord. À mes yeux, le CNRD a montré de la bonne foi en matière de plusieurs réformes. Mais je ne vois pas cette même bonne foi en matière de retour à l’ordre constitutionnel. 

 La bonne foi de la part des autorités de la transition aurait été justifiée si des efforts et ressources soutenues avaient été employés pour la réforme du Plan National du Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (PN RAVEC). C’est ce RAVEC qui permettra, entre autres, d’extraire le fichier électoral permettant aux populations guinéennes de s’exprimer par le suffrage universel. Malgré l’importance du RAVEC, deux années après la conclusion de l’Accord, et presque trois années après le début de la transition, c’est à peine si le travail de recensement a commencé.

 Donc, en dépit de la déclaration du porte-parole de la présidence sur le caractère dynamique de l’Accord de 24 mois, les populations guinéennes dans leur grande majorité tiennent à ce que cette transition soit clôturée d’ici le 31 décembre 2024. De ce fait, la légitimité précaire dont jouit le CNRD pour diriger la Guinée expire le 31 décembre 2024. À partir de cette date, le CNRD, s’il insiste à se maintenir au pouvoir, peut provoquer une réaction populaire aux conséquences très négatives pour ses membres et pour toute notre nation. Il y a même des traités internationaux, des décrets, et des conventions signées par le CNRD qui risquent de ne plus être valides après le 31 décembre 2024.

 La seule et unique manière d’aller au-delà des 24 mois dans l’apaisement c’est, encore une fois, d’éviter la posture de l’arrogance envers le peuple, d’être prêt à faire des concessions, et d’ouvrir un dialogue politique pleinement inclusif. Voilà pourquoi, il y a quelques semaines, au nom de mon parti, je publiais un Mémorandum pour créer les conditions d’un Accord politique global permettant, non seulement de préserver les acquis de la transition, mais aussi, de clôturer la transition dans l’apaisement. C’est sur ce chemin que j’encourage les autorités de la transition à avancer ».

CR : enlèvement de Foniké mengué et Mamadou Billo Bah, le gouvernement ironise « les adultes ont le droit de disparaitre volontairement ». Comment interprétez-vous cette réaction des autorités de la transition sur un sujet aussi sensible ?

MOD : « Tout d’abord je tiens à exprimer toute ma solidarité envers Foniké Manguè et Billo Bah, ainsi qu’à leurs familles, face à cette épreuve. Puis, je réitère mon appel à la libération immédiate de ces deux acteurs pacifiques de la société civile guinéenne. Il y a plusieurs éléments sur lesquels je ne suis pas d’accord avec le FNDC. Mais ils ne méritent pas pour autant d’être brimé dans leurs droits et libertés.

 De même, je condamne fermement les kidnappings et les arrestations extra-judiciaires. Ce sont des pratiques barbares qui n’ont aucune place dans notre pays. Nous n’allons jamais accepter que ce genre de pratiques prospèrent en Guinée. La mobilisation contre ces pratiques n’ira qu’en se renforçant jour après jour jusqu’à leur libération. Finalement, je trouve que les propos du ministre Ousmane Gaoual à ce sujet sont scandaleux. Mais je n’en ferai pas plus de commentaires car je sais que les arrivistes aiment qu’on commente leurs propos polémiques ».

CR : le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas l’ordre du jour, à en croire les propos du ministre porte-parole du gouvernement. Quelle lecture faites-vous ?

MOD : « Écoutez ! Lorsqu’il y a eu l’attaque contre la maison centrale en novembre de l’année dernière, durant 72 heures, nous n’avons pas entendu la voix de Monsieur Ousmane Gaoual. Donc nous savons ce qu’elle vaut lorsqu’il est question de sujet d’importance majeure pour la nation. Ce que nous savons est que le Général Mamadi Doumbouya s’est engagé à ce qu’il y ait le référendum constitutionnel au cours de cette année. Le référendum est déjà une élection.

 Je dois vous dire que cela est une bonne nouvelle en soi. Et, comme indiqué plus haut dans cette interview, il est de l’intérêt du CNRD et de la Guinée que le process électoral démarre au plus vite dans notre pays ».

CR : En guise de protestation à la situation catastrophique que traverse la Guinée et ce, depuis le 5 septembre 2021, les acteurs sociaux et politiques appellent à des journées de manifestations pacifiques dans tout le pays à savoir les 30, 31 juillet et le 1 août 2024. Est-ce une bonne démarche, selon vous ?

MOD : « Depuis le début de la transition, au nom de mon parti, j’ai toujours opté pour l’apaisement afin de permettre la réussite des réformes indispensables au redressement de notre pays. Encore aujourd’hui j’invite l’ensemble des parties prenantes à privilégier l’apaisement pour préserver les acquis de la transition et clôturer la transition sur une note de succès.

 Cependant, l’appel à l’apaisement ne vaut pas grand-chose lorsque des acteurs de la société civile sont kidnappés et arrêtés en dehors des procédures judiciaires formelles. Aujourd’hui donc, tout en appelant à l’apaisement, j’exhorte les autorités de la transition à créer les conditions de cet apaisement, à savoir : la libération de Foniké Mangué et Billo Bah ; l’ouverture d’un dialogue politique pleinement inclusif pour définir le plan de match de sortie de la transition et l’adoption d’un Accord politique global qui créera les conditions idéales pour la tenue de ce dialogue politique pleinement inclusif ».

CR : Pour clore, quel message avez-vous à l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus de la Transition en Guinée ?

MOD : « Nous avons commencé cette transition en affirmant que nous n’allons pas reproduire les mêmes erreurs du passé. À ce stade donc, il me semble très important pour chaque partie prenante au processus de la transition en Guinée de faire une profonde introspection. 

 Il est encore possible de faire en sorte que cette transition soit une véritable réussite, mais c’est maintenant ou jamais qu’il faut se ressaisir et faire preuve de sagesse. Chaque partie prenante doit faire des concessions pour éviter l’irréparable. En tout état de cause, la population guinéenne reste vigilante. Elle sera à la hauteur du défi à relever, quel qu’il soit.

 Je vous remercie ».

Madiba Kaba, Correspondant de Courrier Régional à Conakry

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