Après plus de deux ans de suspens, le Conseil National de la Transition (CNT) a enfin présenté la mouture de la nouvelle constitution guinéenne. La cérémonie a eu lieu lundi 29 juillet 2024 dans l’Hémicycle au palais du peuple à Conakry. L’avant-projet de la nouvelle Constitution de 205 articles touchent l’État, les Institutions et l’Administration publique.
Parmi les articles de cet avant-projet, c’est celui portant sur les conditions d’éligibilité aux fonctions de Président de la République qui suscite de vifs débats au sein de l’opinion publique.
Selon cet article, le président doit être élu pour un mandat de cinq renouvelable une fois. Ce n’est pas tout, pour être candidat à la magistrature suprême, il faut avoir minimum 35 ans et 80 ans au plus. Un des passages de l’article qui aurait retenu l’attention des observateurs, c’est que le parrainage est bien possible. N’est-ce pas une bonne nouvelle pour des jeunes « présidentiables », dans l’ombre des vieux politiciens ?
Pour docteur Dansa Kourouma, président du CNT, « la nouvelle Constitution, dont l’avant-projet est détaillé dans le rapport de présentation soumis aux composantes de la vie nationale, conformément à la vision du Chef de l’État, vise à restructurer les mécanismes de conquête, de transmission et d’exercice du pouvoir en Guinée. Tout en préservant les valeurs fondamentales d’une démocratie multipartite, elle s’efforce de garantir que le pouvoir ne soit plus le monopole des partisans, mais qu’il émane directement des citoyens ».
Notons que cet avant-projet de Constitution qui sera soumis à référendum vise-t-il à faire éliminer ou nettoyer le paysage politique guinéen ?
Thierno Oumar Diawara pour Courrier Régional


