La Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) n’a retenu aucune infraction contre les sieurs Ousmane Gaoual Diallo, Charles Wright, Dr Bernard Goumou et Moussa Cissé et par ricochet le dossier est classé sans suite.
Une situation qui irrite la colère des acteurs de la société civile guinéenne. C’est le cas d’Alsény Farinta Camara, Président du Réseau National des Acteurs du Développement Durable (RENADE) et principal dénonciateur des faits impliquants ces hauts cadres.
« J’ai appris que la CRIEF n’a donné aucune suite favorable concernant les cinq (5) hauts cadres de l’administration, soupçonnés de corruption. Ça ne m’étonne pas. Je suis conscient que ces dossiers soumis à l’appréciation du parquet n’ont pas les mêmes complexités mais la sortie influencée du Procureur spécial mérite d’être questionnée. La société civile guinéenne a accueilli majestueusement la création de la CRIEF. Nous considérons cette Cour comme étant le plus grand acquis de la Transition du CNRD. Mais hélas ! Je comprends le dilemme dans lequel se trouve le Parquet spécial lorsqu’on appelle des magistrats pour leur imposer des éléments de langage. C’est juste ahurissant pour le contribuable guinéen », déplore-t-il.
Pour Alsény Farinta Camara, dans un pays normal, la place de ces cadres c’est la prison. « Il ne faut pas se leurrer, puisque ce classement sans suite est décidé après les enquêtes préalables de l’Agence nationale de lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance, sont contraire à la réalité. J’estime qu’il y a eu un blanchiment prématuré de procédure dans laquelle Dr Bernard Gamou, Moussa Cissé, Ousmane Gaoual Diallo et Alphonse Charles Wright, devraient être inculpé pour la gravité des faits dénoncés, jugés et emprisonnés. Il y a de la matière à poursuivre dans tous ces dossiers, y compris Amadou Doumbouya qui a été aussi blanchi en catimini ».
Nonobstant, Alsény Farinta Camara réitère son engagement à poursuivre son combat citoyen.« Je continue à faire mon devoir citoyen conformément aux instruments juridiques nationaux et internationaux auxquels la Guinée a souscrit pour promouvoir une gouvernance vertueuse, transparente et redevable dans la gestion des affaires publiques », a déclaré Monsieur Camara.



