Dans la nuit du 9 au 10 juillet 2024, Mamadou Billo Bah, coordinateur de Tournons la Page-Guinée (TLP-Guinée) et responsable des antennes et de la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ainsi que Oumar Sylla, dit « Foniké Menguè », coordinateur national du FNDC, Ont été arrêtés à leur domicile de Conakry par des militaires encagoulés et armés.
Cet acharnement contre les membres du FNDC, et plus généralement contre les défenseurs des droits humains en Guinée, dure depuis l’avènement du Comité National pour la Réfondation et la Démocratie (CNRD). Dans un communiqué conjoint, 18 organisations, parmi lesquelles la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits Humains, appellent à leur libération immédiate.Malheureusement, depuis leur enlèvement, ils sont sans nouvelles.
Un fidèle partisan du RPG arc-en-ciel, a été également mis aux arrêts. Fodé Moussa Mara, alias « général El Sisi », présenté comme un proche du président déchu Alpha Condé, a été arrêté dans la soirée du samedi 18 novembre 2023, par des agents de sécurité et conduit au PME3 de Matam, avant de le conduire vers une destination inconnue. Selon des sources concordantes, il semblerait que d’autres membres de l’entourage du président Alpha Condé soient également visés. C’est le cas de Sekou Doré, fils de Diabaty Doré (cadre influent du RPG ) qui a été contraint de quitter le pays après l’arrestation de Moussa Mara, connu sous le nom d’El Sisi.
Peu importe ce que l’on dit de Alpha Condé ou de Lansana Conté, notre pays n’a jamais été confronté à un tel terrorisme d’État. Chaque fois qu’on arrêtait des opposants, leurs avocats et familles étaient informés de leur destination. Il est évident que le gouvernement actuel a pris la décision de confisquer les libertés pour se maintenir au pouvoir.
Siba Béavogui, journaliste vivant aux États-Unis d’Amérique



