Avec cette valse des anciens ministres qui reviennent aux affaires, une question se pose : qu’en est-il de l’avenir de l’ancien Premier ministre Bernard Goumou, autrefois figure de proue et chef du gouvernement ? À quel poste pourrait-il être réintégré dans cette nouvelle configuration… politique ? Sera-t-il promu Haut représentant du Chef de l’État, ou nommé Gouverneur de la Banque centrale, une institution clé pour l’économie du pays ?
Cependant, il n’est pas exclu que Bernard Goumou soit relégué à des fonctions moins prestigieuses, telles que directeur général du Fonds de l’environnement et de capital naturel (FECAN) au ministère de l’Environnement et du Développement durable, ou encore directeur de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH) au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.
Un autre scénario envisageable serait sa nomination comme chef de la Division des pensions au ministère du Budget, une position bien plus modeste mais qui refléterait la tendance actuelle à la rétrogradation de certains anciens hauts cadres.
Le jeu des chaises musicales dans l’arène politique guinéenne réserve souvent des surprises, et Bernard Goumou pourrait ainsi se retrouver à des fonctions bien en deçà de son ancienne stature de Premier ministre. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’il ne soit tout simplement pas rappelé, surtout si son rôle dans les échéances électorales à venir s’avère marginal, notamment en région forestière où il devrait avoir une influence non négligeable.
Abdoulaye Sankara, journaliste analyste



