La sous-préfecture de Kouriah située à 7 Km du Chef-lieu est confrontée à un manque criard d’infrastructures adéquates. Une situation que déplorent les femmes de cette localité. Interrogée ce mardi 17 septembre 2024 par notre reporter, Madame M’Mah Sylla conseillère à la Commune rurale de Kouriah a exprimé son désarroi face à cette situation « préoccupation ».
« Chez nous ici depuis l’indépendance nous n’avons jamais eu un lycée public. Chaque année nous sommes contraints d’envoyer nos enfants à Coyah pour qu’ils étudient. Avec à la clé, le coût élevé de transport, les risques d’accidents, les difficultés à se déplacer, sans compter les frais de fournitures scolaires qui sont à la hausse chaque année », a-t-elle déploré.
« Actuellement, vu la prolifération des écoles privées dans la zone, certains parents se serrent les dents et inscrivent leurs enfants dans ces écoles même si elles sont purement commerciales donc très chers. Mais ils préfèrent cette option au moins pour les protéger et faciliter la surveillance », a expliqué notre interlocutrice.
Pour Madame Sylla, la Commune rurale de Kouriah n’est pas seulement en manque d’infrastructures scolaires, il y a bien d’autres besoins nécessaires.
« Ce n’est pas le seul besoin que nous avons. Il y’ en a bien d’autres : Nous n’avons pas un marché digne de ce nom, celui que nous possédons est très petit par rapport à l’effectif de la population, nos centres de santé sont moins équipés de même que les écoles publiques. Nos enfants n’ont pas de terrain de football équipé, ni une maison des jeunes. Celle qui est ici est complément délabrée car, elle a été construite depuis le temps colonial et n’était même pas destinée à la jeunesse », se lamente-t-elle.
Cependant, Madame M’Mah Sylla, au nom des femmes de Kouriah, sollicite l’aide des autorités de la transition pour doter leur sous-préfecture d’infrastructures adéquates.
Dalanda Bah pour Courrier Régional / dalanda-bah@courrierregional.com



