En conférence de presse vendredi à Conakry, le ministre secrétaire général de la présidence de la République, le Général Amara Camara a exprimé son soutien potentiel à la candidature du Chef de la junte militaire le Général Mamadi Doumbouya. Ce soutien est conditionné à la « refondation » du pays, argumente-t-il.
L’annonce a suscité des réactions parmi les acteurs sociopolitiques du pays. L’ancien Parti présidentiel, RPG Arc-en-ciel, est particulièrement concerné par cette déclaration.
Au cours de l’Assemblée générale ordinaire du Parti, tenue samedi 21 septembre à son siège à Conakry, Marc Yombouno, un des cadres du bureau politique national, qualifie cette sortie médiatique du Général Amara de ballon d’essai. « Nous nous disons au RPG Arc-en-ciel que jusqu’à preuve du contraire, le président de la transition en tant qu’officier de l’armée, va respecter sa parole donnée. Il ne va pas violer sa parole d’honneur, ni le contenu de la charte sur laquelle il a prêté serment. Et il ne va n’ont plus violer son engagement de départ ni le contenu des promesses qui ont fait qu’une partie de la population est sortie dans la rue pour l’applaudir lors de la prise du pouvoir le 05 septembre 2021. Donc ce que les gens disent, peut-être que ça vient d’eux-mêmes. Ils sont en train de lancer des ballons d’essai et pour convaincre qui ? », s’est-il interrogé.
Marc Yombouno affirme qu’aucun commentaire ne sera fait concernant une possible candidature du Général Mamadi Doumbouya tant qu’il n’aura pas pris une position officielle. Monsieur Yombouno espère qu’après une période de 24 mois, le Chef de la junte militaire fera une déclaration au sujet du retour à l’ordre constitutionnel.
« Il y a des signaux des gens à travers des groupes de soutiens. Certains artistes et autres qui sont dans la rue, qui portent des t-shirts et qui font des interviews que le CNRD n’avait pas admise dans sa prise du pouvoir, mais qu’ils ont laissés et qui sont libres. Mais pour nous une fois encore, la parole d’honneur sera respectée. C’est lui le Président, c’est à lui de se déterminer », a conclu l’ancien ministre Marc Yombouno.
Dalanda Bah / dalanda-bag@courrierregional.com



