Au Burkina Fasso, les autorités militaires ont affirmé avoir déjoué une nouvelle tentative de déstabilisation du pays. Selon le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, le complot aurait impliqué plusieurs opérations et serait attribué à des anciens militaires et des groupes terroristes. Parmi les noms cités figurent ceux de Paul-Henri Sandaogo Damiba, premier leader du coup d’État de 2022, un ancien ministre des affaires étrangères et plusieurs officiers de l’armée. Ces révélations ont été faites, le mardi 24 septembre 2024 lors d’une émission à la télévision nationale dans la capitale Ouagadougou.
Pour le ministre Mahamadou Sana qui accuse l’État Islamique au Grand Sahara (EIGS), l’attaque de Barsalogho a été la première étape parmi les manœuvres préliminaires d’une opération plus vaste. L’objectif principal était de semer le chaos et la confusion en attaquant délibérément les civils, afin de préparer le terrain pour une action principale à venir. Cette stratégie faisait partie d’un plan de désorganiser la population et affaiblir les défenses locales, a tout d’abord expliqué le ministre.
Poursuivant, le patron des flics burkinabés dira qu’un groupe de 150 terroristes provenant du centre-est du Burkina Fasso était censé attaquer le palais présidentiel à Ouagadougou. Un second groupe visait à s’emparer d’une base de drones pour neutraliser toute riposte éventuelle. Un troisième groupe, venant du territoire ivoirien, devait mener des attaques à la frontière pour disperser les forces de défense et de sécurité burkinabés, a déclaré le ministre de la Sécurité au micro de Rfi.
Les personnalités mises en cause par le ministre de la Sécurité, à savoir l’ex-putschiste Paul-Henri Sandaogo Damiba et l’ancien ministre des Affaires étrangères ont fermement démenti les accusations de tentatives de déstabilisation portées contre eux par la junte militaire au pouvoir à Ouaga.
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