La région de la Moyenne-Guinée, spécifiquement la préfecture de Labé, a connu une diminution des précipitations par rapport aux années précédentes. Depuis le début de 2024 jusqu’à mi-septembre, 1157,9 millimètres de pluies ont été enregistrées, contre 1618,9 millimètres en 2023.
Lors d’un entretien téléphonique avec notre Reporter, ce mercredi 25 septembre 2024, le directeur préfectoral de la météorologie de Labé a indiqué que plusieurs raisons expliquent cette baisse des précipitations.
« La rareté des pluies à Labé en 2024 est due au changement climatique, qui désigne l’ensemble des variations des caractéristiques climatiques en un endroit donné au cours du temps. Certaines formes de pollution de l’air résultant d’activités humaines menaçant de modifier sensiblement le climat dans le sens d’un réchauffement climatique globale », a expliqué Aboubacar Soumah.
Pour notre interlocuteur, cette situation n’est pas sans conséquences. « Les conséquences sont énormes dont le réchauffement climatique, la pénurie d’eaux de janvier à mai, la perturbation saisonnière, la faible pluviométrie et la température élevée qui peut d’ailleurs entraîner des conséquences néfastes sur la santé de l’Homme », a-t-il regretté.
Pour prévenir les conséquences de la faible pluviométrie et éviter un tel phénomène à l’avenir, le spécialiste donne des mesures spécifiques. « Il faut faire des campagnes de reboisement, éviter les feux de brousse et la confection de briques sur le long des cours d’eaux, interdire la coupe abusive du bois, sensibiliser et entretenir les forêts classées », a exhorté le météorologue Aboubacar Soumah.
Il faut noter que, si la région de la Moyenne-Guinée enregistre une faible pluviométrie, par contre celle de la Basse-Guinée enregistre des fortes précipitations, causant même des inondations par endroit.
Dalanda Bah / dalanda-bah@courrierregional.com



