A L’occasion de la célébration de l’an 66 de l’indépendance nationale, le lundi 02 octobre 2024 sur l’ensemble du territoire, nombreux sont des citoyens qui se sont exprimés sur l’éventuelle candidature du Chef de la junte militaire, le Général Mamadou Doumbouya. Un sujet qui défraie la chronique tant en Guinée qu’à l’étranger et chacun y va de son commentaire.
Traoré Mamadou résident à Coyah, se dit confiant quant au respect des engagements pris le Chef de la junte militaire, Général Mamadi Doumbouya. « Moi j’ai confiance en lui et je pense qu’il ne va pas se présenter. Comme le disait feu Président Ahmed Sékou Touré que la dignité c’est entre l’harmonie et le faire, si tout ce que tu dis est conforme à ce que tu fais, prouves à l’humanité que tu es digne. Mais si ce que tu dis n’est pas conforme à ce tu fais, c’est autre chose », rappelle-t-il.
« S’il se présente il y aura des conséquences car nous croyons qu’il a donné sa parole et il va l’honorer. Mais j’estime et je réitère qu’il ne va pas se présenter quel que soit le problème », a-t-il insisté.
Même ordre d’idée pour ce cadre de l’Administration guinéenne qui a préféré garder l’anonymat. « Mamadi Doumbouya a donné sa parole aux Guinéens. Il a réitéré trois fois devant les médias nationaux et internationaux par rapport à l’engagement qu’il a pris le 05 septembre 2021. Il a indiqué que ni lui, ni un membre du CNRD encore moins un membre du gouvernement ne va se présenter aux élections. Pour le moment moi je m’en tiens à sa parole, car le militaire c’est la parole donnée. Ceux qui font des propagandes aujourd’hui ce sont les mêmes qui ont conduit l’ancien Président du CNDD dans les erreurs. Il (président) doit revoir encore les images des erreurs qui ont aussi conduit Alpha Condé au 3ème mandat » a-t-il mentionné.
S’exprimant sur les 3 années de gestion de la junte militaire au pouvoir à Conakry, notre interlocuteur dira. « On ne peut pas parler de gestion dans une transition. La seule chose qu’il a pu faire c’est de faire retourner notre pays en arrière. Parce qu’aujourd’hui la presse est muselée, les opposants sont forcés en exil, et en matière d’infrastructures on ne peut rien dire », a regretté ce fonctionnaire Guinéen.
Dalanda Bah / dalanda-bah@courrierregional.com



