Pas plus tard qu’en début de semaine, le préfet de Kankan a fait une sortie médiatique scandaleuse. Dans sa déclaration, Monsieur Kandia Mara a menacé de mort, toute personne qui oserait brûler l’effigie du Chef de la junte militaire, le Général Mamadi Doumbouya.
Des propos vivement condamnés par des acteurs de la société civile. C’est le cas du Secrétaire Exécutif du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSCG).
Pour Ange Gabriel HABA, le silence des autorités de la transition face à ces menaces serait un signe de complicité et appelle le Président Doumbouya à prendre ses responsabilités.
« Le Président de la République doit se désolidariser de cet acte par le limogeage immédiat de Kandia Mara et l’ouverture d’une enquête judiciaire sur le récent cas de mort. La condamnation et la sanction de ces actes ignobles pourrons nous éviter l’inquiétude sociale et renforcer la confiance de l’autorité centrale. Il est temps que les autorités montrent leur engagement envers les principes de démocratie et de respect des droits de l’homme. Le silence face à ces menaces serait un signe de complicité qui ne saurait être toléré », déclare-t-il avant de rappeler que, « l’honneur et l’image du Président de la République doivent être défendues, mais toujours dans le cadre de la loi, et non par des méthodes qui ne font qu’alimenter la peur et l’injustice », a-t-il précisé.
Le préfet Mara tient ces propos au moment où rien a filtré des circonstances de la mort du jeune pédiatre en détention dans la prison civile de Kankan. Docteur Dioubaté était accusé d’avoir brûlé l’effigie du Président Doumbouya.
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