En marge de la célébration de l’an 66 de l’indépendance nationale le mercredi 02 octobre 2024, des femmes de Coyah massivement mobilisées pour la circonstance, ont mis l’occasion à profit pour s’exprimer sur les difficultés auxquelles elles sont confrontées notamment la cherté de la vie avec la hausse des prix des denrées alimentaires.
« Le marché est vraiment cher en cette période des grandes pluies. A commencer par le poisson frais, un sac de riz blanc se négocie à 300 mille francs guinéens ou parfois plus. Le riz du pays se négocie entre 9 000 et 10 000 GNF le kilogramme. Un bidon d’huile rouge se négocie aussi entre 200 000 à 230 000 GNF. Pour les légumes on n’en parle pas, car les vendeuses nous disent qu’en période hivernale les légumes pourrissent et elles sont obligées d’augmenter le prix pour s’en sortir. Donc c’est pourquoi c’est trop cher. C’est vraiment regrettable », a expliqué Hadja Yarie Sylla.
De son côté, Madame Saran Bangoura, Conseillère à la Commune urbaine de Coyah a plutôt sollicité l’aide du gouvernement. « Vraiment nous souffrons en cette période de soudure. Quand tu pars au marché avec n’importe quelle somme d’argent ça ne suffit pas. Imaginez maintenant il y a des familles où tu peux trouver 10 à 15 personnes comment font elles pour survivre ? C’est pourquoi nous lançons un appel au Président de la République Mamadi Doumbouya de nous venir en aide car dans tout ça c’est nous les femmes qui souffrons de plus », plaide-t-elle.
« C’est vrai, certains maris s’acquittent de la dépense mais vraiment ce n’est pas suffisant », s’emporte Hadja Yarie Sylla.

Par ailleurs cette hausse des prix des denrées alimentaires n’inquiète pas que les femmes, les hommes aussi. C’est le cas de Mamadi Traoré Directeur d’école à Coyah. « Le panier de la ménagère est vraiment cher. En longueur de journée nos femmes, nos mamans et nos sœurs se plaignent. Au lieu qu’il y a une baisse des prix ils ne font que grimper. Et tous les jours ce sont des plaintes à la maison. Nos femmes chaque matin nous demandent d’augmenter la dépense alors que nous nous sommes des fonctionnaires où tout est bien calculé. Mais sachez que ce ne sont pas les prix des denrées alimentaires seulement qui sont à la hausse. Dans tous les autres secteurs d’activités aussi c’est la même chose. C’est vraiment déplorable », selon Monsieur Traoré.
Dalanda BAH / dalanda-bah@courrierregional.com



