La situation socio-économique en Guinée demeure précaire, avec des conditions de vie difficiles pour la majorité des Guinéens. Les produits de premières nécessités tels que le riz, le poisson, ont connu une hausse significative depuis plusieurs mois. Cette augmentation des coûts affecte directement le pouvoir d’achat des citoyens, rendant la vie quotidienne encore plus ardue.
Ce constat a été fait, jeudi 14 novembre 2024 par notre reporter qui s’est rendu marché de Kaporo où Madame Bountouraby Sylla, vendeuse de vêtements a bien voulu partager ses difficultés avant de demander au Chef de l’État Mamadi Doumbouya de mettre l’argent à disposition pour améliorer la situation.

« Actuellement, il n’y a pas beaucoup d’achats. Depuis que je suis venue aujourd’hui, mes articles qui sont à 80.000 GNF, aucun n’a été demandé par un client. Les moins chers se sont écoulés hier parce que le prix par unité était à 30.000 GNF. Nous demandons au Président Mamadi Doumbouya de laisser l’argent. Il fait les routes et beaucoup d’autres mais on ne voit pas l’argent. Nous souffrons au marché. Pas de clients parce que les gens n’ont pas d’argent », a-t-elle plaidée.
Madame Aïssatou Camara, vendeuse de poissons frais au marché Kaporo, a décrit les difficultés actuelles de son activité. Elle a demandé à l’État d’intervenir pour réguler les prix chez les grossistes. « De nos jours, il n’y a pas d’achats, les poissons sont chers où nous les prenons. Avant les poissons qu’on prenait à 300.000 GNF, actuellement c’est à 500.000 GNF et aussi difficilement pour finir de les écouler et avoir un peu de gain. Nous souffrons énormément nous les femmes au marché. J’interpelle l’État de nous vendre ces poissons pêchés chez nous. Veuillez aussi sur les fournisseurs qui fixent les prix comme ils veulent. Dès qu’on les parle ils disent qu’ils paient au port avec les blancs et le dédouanement est cher. Nous sommes Guinéens mais on ne mange pas les poissons pêchés par nous-mêmes, cela fait pitié », s’emporte-t-elle.

De son côté, Madame Diallo, vendeuse de riz local et emporté a partagé ses difficultés et les defis auxquels elle fait face dans son activité commerciale. « Le riz qu’on achetait a 25 000 GNF jadis, après à 200 000 GNF le sac est actuellement à plus de 300 000 GNF en fonction des qualités. Il n’y a pas assez de clients. Les gens n’ont pas d’argent. Nous avons des enfants à l’école, leur santé et beaucoup d’autres choses à faire dans les ménages. Le riz du pays de nos jours, le sac est très cher. On achète en gros, c’est pourquoi nous détaillons en fonction des qualités par kilo 6 000 GNF, 7 000 GNF et d’ailleurs d’autres à 8 000 GNF. Alors, nous demandons à l’État de revoir les choses sur les besoins vitaux bien qu’il travaille dans les autres secteurs » a plaidé Madame Diallo Vendeuse du riz à Conakry.

Les denrées de première nécessité sont essentielles pour la survie de l’homme. Il est suggéré que le CNRD et son gouvernement devraient prioriser l’amélioration des conditions de vie des Guinéens.
Tamba Gaspard Kondiano pour Courrier Régional



