L’ancienne première Dame de Côte d’Ivoire a dénoncé le rôle joué par la France dans la crise post-électorale de 2010, à la clé le coup d’État contre le président Laurent Gbagbo. Selon elle, c’est le gouvernement français qui dictait l’ordre du jour du conseil des ministres de certains pays africains, et ce, pendant plusieurs années.
« La France n’est pas une bonne conseillère en Afrique, ni aujourd’hui, ni hier. On a accédé au pouvoir et on a constaté un certain nombre de faits et qui, justement motivent mon maintien dans le combat. Nos dirigeants sont soumis à cette pression là que nous ignorions. La France Afrique c’est une réalité, c’est une réalité. Et quand vous découvrez ça, vous êtes étonné. Mais vous êtes dans la contrainte. Je vous donne un autre exemple : pendant longtemps, dans nos pays de l’Afrique francophone, même l’ordre du jour du conseil des ministres, il fallait le soumettre à la France et c’est le gouvernement français qui vous dit : dans votre ordre du jour, traiter cette question, ne traiter pas telle question et si vous traiter telle question, traiter cette question dans ce sens. Et les Chefs d’État africains ont exécuté ça pendant des années et ceux qui ont refusé d’exécuter ça, soit ils ont été tués rapidement, soit ils ont fait l’objet de coup d’État dont le président Laurent Gbagbo qui a fini par être victime d’un coup d’État ici », a dénoncé Madame Simone Gbagbo qui réitère son engagement à combattre le phénomène. « C’est une réalité contre laquelle aujourd’hui il faut continuer de se battre. Mais en attendant de gagner cette victoire-là, il y a des choses que des Chefs d’État africains ont été obligés de faire », a déclaré l’ex-compagne du président Gbagbo sur le plateau d’une chaîne de télévision ivoirienne, le week-end dernier.
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