Lors d’une interview avec nos confrères de Média Guinée, un journal local basé à Conakry, le président du parti de l’Alliance pour le Renouveau National (ARENA), docteur Sékou Koureïssy Condé s’est prononcé sur l’actualité sociopolitique du pays, le mardi 21 janvier 2025 dans la capitale Guinéenne.
Parmi les sujets abordés, l’éventuelle candidature du Général Mamadi Doumbouya aux prochaines élections nationales. Selon Docteur Condé, à date, le président Doumbouya n’a fait aucune communication officielle dans ce sens.
« La question de la candidature n’est pas prononcée, elle n’est pas annoncée. Donc les déclarations des tensions sont une chose. Est-ce que le président Mamadi Doumbouya est candidat ? Pour le moment il ne l’a pas dit et pour le moment la Constitution n’en fait pas foi », a-t-il déclaré avant d’apporter quelques explications sur la procédure.
« Lorsque le projet de Constitution sera soumis au referendum et lorsque le référendum sera majoritairement voté Oui et que le Non soit minoritaire, c’est dans ces conditions là qu’on peut parler de l’application du contenu de la Constitution. C’est à partir de ce moment-là que les partis politiques sauront présenter les candidats. Alors si le contenu de cette Constitution permet au président Mamadi Doumbouya de se présenter, dans ces conditions c’est la Constitution qui l’aura permis. Si je suis contre, je voterai Non, si je suis pour, je voterai Oui. Moi je pense qu’il faut respecter les étapes », a expliqué docteur Koureïssy Condé, membre de la Conférence des coalitions politiques et des faitières de Guinée.
Pour une transition « réussie » et « apaisée », docteur Condé invite les parties prenantes au dialogue, « d’ici là, encore une fois, la meilleure solution pour moi c’est notre capacité à nous entendre, à nous réunir, à nous rassembler autour d’un projet de dialogue qui va écouter et prendre en compte toutes les revendications, toutes les réserves, de tous les côtés : du côté du gouvernement de la République, des acteurs sociaux politiques, etc. L’entente annoncée c’est le retour à un dialogue inclusif qui nous permettra de récapituler les différentes réserves, les avis, les opinions et nous diront en Guinée qu’elle est la meilleure solution ? Une seule chose que je n’accepterais pas et j’en profite d’ailleurs pour le dire : c’est qu’il ne faut pas faire de préjugé, il ne faut pas dire si ce n’est pas moi ce n’est pas bon, c’est foutu, il n’y aura pas de solution et il faut savoir prendre l’intérêt général avant l’intérêt personnel », a lancé l’ancien ministre de sécurité au micro de Média Guinée.
Rédaction de Courrier Régional / Source Média Guinée



