Quasiment huit (08) mois sans la moindre information sur le sort des sieurs Oumar Sylla Fonikè Menguê et Mamadou Billo Bah, leaders du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), enlevés par des inconnus armés le 9 juillet 2024 à Conakry.
Ce jeudi 6 mars 2025, un de leur collaborateur a bien voulu dénoncer cette situation « insupportable » surtout pour les familles des victimes. Ibrahima Diallo, puisque c’est de lui, qu’il s’agit, a réalisé une courte vidéo dans laquelle il affirme que les autorités guinéennes n’ont ouvert aucune enquête.
« Au sujet de l’enquête dite ouverte par la justice après les arrestations violentes et arbitraires de Oumar Sylla Fonikè Menguê et de Mamadou Billo Bah. Je voudrais éclairer la lanterne de l’opinion publique nationale et internationale. Nous en sommes au huitième mois depuis que ces deux leaders de la société civile guinéenne ont été victimes de disparitions forcées. Huit mois durant, ni l’épouse de Fonikè Menguê, ni celle de Billo Bah, encore moins les témoins directs de leur enlèvement n’ont été sollicité par la justice guinéenne ou par les enquêteurs eux-mêmes à l’effet d’être entendus. Cela prouve à suffisance qu’il n’y a jamais eu d’enquête ouverte. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la Coordination Nationale du FNDC n’avait pas encouragé les familles des victimes à porter plainte devant une juridiction guinéenne. Parce qu’elle est convaincue que compte tenu du contexte et des statuts des présumés coupables, qu’il n’y aura jamais d’enquête et il n’y aura jamais de suite », a déploré Ibrahima Diallo.
Nonobstant, Monsieur Diallo se dit optimiste quant à la manifestation de la vérité dans ce dossier, se réjouissant d’avoir porté plainte auprès des juridictions internationales compétentes. « Mais heureusement, la disparition forcée est reconnue en droit international comme étant un crime contre l’humanité et donc un crime imprescriptible. C’est pourquoi nous avions encouragé les familles des victimes à porter plainte devant les juridictions internationales. Parce que, quel que soit le temps que cela prendra, la justice sera rendue et les coupables feront face à leur responsabilité », déclare-t-il.
Rédaction de Courrier Régional / courrierregional@gmail.com



