Le dernier classement mondial de la liberté de la presse publié ce vendredi 02 mai 2025 par Reporters sans frontières est sans appel. En 2025, la Guinée chute de 25 places, passant du 78ème au 103ème rang mondial. Cette dégringolade n’est pas anodine. Elle incarne le malaise profond d’un pays où l’étau se resserre chaque jour davantage autour des médias indépendants.
Depuis des mois, radios brouillées, chaînes suspendues et journalistes intimidés, voilà le quotidien du paysage médiatique sous pression. L’espoir d’un vent nouveau après le changement de régime s’est transformé en désillusion amère. La liberté d’informer est devenue une ligne rouge que le pouvoir franchit allègrement, au mépris des principes démocratiques.
Ce classement, loin d’être symbolique, est une sonnette d’alarme. Un pays qui bâillonne sa presse se coupe de sa conscience collective. Et sans conscience, il n’y a ni progrès, ni paix durable.
Il est encore temps de redresser la barre. Il est encore possible d’ouvrir les ondes, de libérer les voix, de restaurer la confiance. Mais pour cela, il faut du courage. Le courage de garantir, réellement, la liberté de la presse.
Madiba Kaba pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com



