Il a purgé sa peine et il est toujours derrière les barreaux : Alaa Abdel Fattah est l’une des figures emblématiques de la lutte pour la liberté d’expression en Égypte. Blogueur égypto-britannique, il a passé plus de dix ans – presque sans interruption – en détention en Égypte. Le 29 septembre 2024, il a fini de purger sa dernière peine de cinq ans et devait enfin retrouver sa liberté mais presque huit mois plus tard, il reste incarcéré.
Aujourd’hui la situation est critique : face à l’absence de progrès concrets en faveur de sa libération, sa mère, Laila Soueif, a entamé une grève de la faim depuis plus de 230 jours. Aujourd’hui, elle est dans un état de faiblesse alarmant. Alaa Abdel Fattah mène lui aussi une grève de la faim depuis plus de 80 jours en solidarité avec sa mère et pour essayer d’obtenir sa libération.
Compte tenu de leur état de santé préoccupant et de l’injustice de la situation, le Royaume-Uni doit maintenant prendre des mesures concrètes pour obtenir sa libération avant qu’une tragédie ne se produise, en recourant à tous les moyens diplomatiques nécessaires pour faire entendre raison à l’Égypte.
Alaa Abdel Fattah est en prison parce qu’il dérange le gouvernement égyptien, parce qu’il a voulu exposer la vérité, parce qu’en Égypte, comme dans trop d’autres pays, la parole libre est considérée comme une menace. L’Égypte occupe aujourd’hui la 170e place sur 180 pays et territoires dans le Classement mondial de la liberté de la presse 2025 de RSF.
Pour lui et pour tous les autres, une mobilisation générale s’impose.
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