L’Union Africaine fête ses 62 ans ce dimanche 25 mai 2025. Créée le 25 mai 1963 avec pour mission principale, l’unité des pays africains. A cette occasion, l’activiste socio-politique Guinéen s’exprime sur les enjeux majeurs liés à la souveraineté réelle de l’Afrique. Élie Kamano souligne l’importance des nouvelles technologies de l’information et de la communication, comme moyen « efficace » pour faire libérer le continent du néocolonialisme dissimulé sous le masque de la mondialisation.
« Réflexion sur les grands défis qui entoure la problématique d’une souveraineté réelle de l’Afrique. Commémoration en la mémoire de nos devanciers qui furent les premiers pionniers de cette lutte souverainiste. Je vais axer mon plaidoyer sur le panafricanisme et ses multiples enjeux. Je sais qu’il se porte de plus en plus mieux aujourd’hui parce que le monde est devenu un salon planétaire ou les outils de communication modernes tels les réseaux sociaux, permettent de cerner les grandes problématiques mondiales notamment la question du néocolonialisme camouflée en mondialisation. C’est dans ce cadre que plusieurs jeunes africains ont décidé à travers ses outils de communication, de participer à l’expansion de l’idéologie panafricaine auprès des masses africaines ».
Élie Kamano critique les opposants à une Afrique libre en dénonçant particulièrement les « valets locaux » qui cherchent à réprimer les mouvements pour l’unité et l’émancipation africaine.
« Les valets locaux et endogènes qui fustigent et qui combattent par le verbe et par les armes l’idéologie panafricaine, sont dans une démarche de reniement, de désertion, d’abandon de leur continent, d’apostasie et de trahison. À ceux-ci nous diront que le panafricanisme est un concept et en même temps un processus qui s’étale sur plusieurs générations et dont chaque phase a demandé un don de soi, un sacrifice ultime des fils du continent pour franchir les caps de l’esclavage, de la colonisation et aujourd’hui de la néo-colonisation », dénonce-t-il.
L’autre porte-parole du continent réclame justice et réparation en condamnant les injustices subies par nos devanciers. « Nos pères calcinés, assassinés, enlevés, kidnappés, décapités à coup de machette et de gourdin, séquestrés, défenestrés, humiliés et vendus sur des marchés comme du bétail. Je demanderai à la jeunesse consciente de demander une réparation de tous ces crimes qui ont vidé le continent de sa meilleure substance génétique et d’œuvrer au sein du panafricanisme pour éveiller les consciences léthargiques de la partie toxique de nos peuples », a écrit Élie Kamano, ce dimanche 25 mai, sur le réseau social Facebook.
Sounkamba Diawara pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com



