Dorénavant, c’est la Direction Générale des Élections qui est chargée de piloter la politique du gouvernement en matière d’organisation et de gestion des élections nationales en République de Guinée.
C’est une décision du Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, à travers un décret lu à la télévision nationale, le samedi 14 juin 2025 à Conakry. Selon l’acte présidentiel, la DGE est placée sous la supervision du ministre del’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Général Ibrahima Kalil Condé.
Décidemment, Lucien Biendou Guilao, ancien ministre, serait favorable à la création de la DGE, estimant que les Commissions Électorales Nationales Indépendantes (CENI) ont été à la base de tous les problèmes électoraux durant les dernières décennies.
« On nous a dit il y a 35 ans que les CENI, CENA amélioreraient la confiance des citoyens dans le processus électoral. 35 ans après on constate que les CENI dans leur composition, leur organisation, ont toujours été en tête de liste des points d’achoppement entre les parties prenantes. Elles ont été la source de toutes les crises pré et post- électorales. Il y a 35 ans on nous a dit que l’instauration des CENI permettrait de promouvoir la Démocratie parce que celles-ci garantissaient des élections libres, transparentes, acceptées par tous etc.
Aujourd’hui 35 ans après on constate qu’elles ont plutôt organisé des élections contestées, sources de divisions entre frères et occasionnant des milliers de morts. Qu’elles ont été coûteuses et budgétivores. Qu’elles ont été le lieu d’enrichissement par excellence de ses membres. Que faut-il faire ? Doit-on ou Faut-il refaire la même chose et s’attendre à un résultat différent ? », s’interroge Monsieur Guilao, ancien Directeur général de l’Office national de formation et de perfectionnement professionnel (ONFPP.
Rouguiatou Camara pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com


