Brutalement enlevé à son domicile situé à Sonfonya dans la haute banlieue de Conakry, le samedi 21 juin aux environs de 3 heures du matin, Me Mohamad Traoré, avocat et ancien bâtonnier, aurait été torturé puis abandonné par ses ravisseurs à Bangouyah, près de Coyah, a-t-on appris.
L’enlèvement de Me Traoré, a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique. Pour l’opposant Cellou Dalein Diallo, Me Traoré serait victime de ses prises de positions face aux « violations des droits humains et des libertés fondamentales ».
« Maître Mohamed Traoré s’est toujours exprimé en faveur du respect de nos lois, du serment de nos dirigeants et des engagements internationaux de la République de Guinée. Il n’a cessé de dénoncer les velléités de confiscation du pouvoir, les violations des droits humains et des libertés fondamentales. Il a publiquement condamné les disparitions forcées, l’assassinat impuni de jeunes manifestants, les détentions arbitraires et les entraves à la liberté de la presse. Il a eu le courage de démissionner du CNT, en renonçant à des avantages matériels non négligeables, pour rester en accord avec sa conscience.
Mais c’est sans doute son dernier article dans lequel il estime inopportun d’organiser une mascarade électorale juste pour permettre au chef de junte de rester au pouvoir qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Or nul n’ignore qu’en confiant l’organisation des scrutins au MATD et à ses préfets tous militaires qui ont déjà choisi leur candidat, on ne peut espérer que des résultats favorables à leur chef. Par solidarité de corps, reconnaissance ou discipline », a réagi, Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG sur sa page Facebook, ce samedi.
Rédaction de Courrier Régional / courrierregional@gmail.com



