Une embarcation transportant 171 migrants guinéens a été interceptée ce week-end au large de Nouadhibou, en Mauritanie. Parmi eux : 51 mineurs, 28 jeunes filles, 33 garçons, 29 femmes adultes, 21 femmes enceintes et 89 hommes. Ces migrants étaient partis clandestinement de Kamsar, une localité de la région de Boké, en Guinée.
Face à cette situation jugée alarmante, Baro Mohamed Lamine, responsable de la communauté guinéenne à Nouadhibou, lance un appel au président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya. Il demande des mesures urgentes pour freiner les départs irréguliers, notamment depuis Kamsar, devenue l’un des principaux points de départ des migrants.

« Ce que j’ai vu à la marine hier est bouleversant. Ces jeunes, ces femmes, ces enfants risquent leur vie. Nous sommes dépassés ici à Nouadhibou », a-t-il déclaré.
La communauté guinéenne fait également face à une autre difficulté majeure : de nombreux ressortissants présents à Nouadhibou souhaitent rentrer volontairement en Guinée, mais ne peuvent pas le faire faute de carte de résidence mauritanienne, exigée pour franchir la frontière. Même avec des documents guinéens, le passage reste impossible.
Une campagne d’enregistrement a été lancée avec l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) pour faciliter la délivrance de laissez-passer aux Guinéens désirant retourner dans leur pays d’origine. Toutefois, les démarches tardent à aboutir.

« Nous demandons aux autorités guinéennes d’accélérer le processus. Beaucoup de familles veulent rentrer, mais sont bloquées ici. Si la vague migratoire continue, la situation pourrait devenir catastrophique », alerte Baro Mohamed Lamine.
La communauté guinéenne de Nouadhibou appelle à une action rapide et coordonnée du gouvernement guinéen pour : Stopper les départs clandestins depuis la Guinée ; Accélérer la délivrance des documents de retour ; Soulager les Guinéens en situation précaire sur place.
Madiba Kaba pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com



