Alassane Ouattara ne passe plus par des détours, il est officiellement candidat à sa propre succession pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.
« Oui, je suis candidat. La Constitution me l’autorise. Ma santé me le permet. »
À 83 ans, le chef de l’État invoque les défis sécuritaires, économiques et monétaires pour justifier son retour. Il met en avant son expérience et promet un mandat de transition générationnelle, centré sur la consolidation des acquis et la poursuite des chantiers de développement.
« Nous continuerons à améliorer le quotidien de nos compatriotes, notamment les plus vulnérables. »
Mais cette annonce intervient dans un contexte tendu. Car pendant que le président sortant entre en campagne, son principal opposant, Tidjane Thiam, est hors course. Radié de la liste électorale pour avoir détenu une double nationalité lors de son inscription, le président du PDCI n’a pas été réintégré. Aucun recours n’a abouti.
Avec lui, d’autres figures majeures de l’opposition comme Laurent Gbagbo, Guillaume Soro ou Charles Blé Goudé ont également été exclues du processus.
Une présidentielle verrouillée, selon certains observateurs, qui dénoncent l’absence de véritable concurrence.
Ouattara est lancé. Thiam est bloqué. Le décor est planté. Reste une question, brûlante : les Ivoiriens auront-ils un vrai choix dans les urnes ?
Madiba Kaba pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com


