En Guinée, les Web TV devront encore patienter avant d’obtenir une reconnaissance pleine et entière. Le lundi 4 août, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a réaffirmé sa décision de maintenir l’interdiction faite à ces plateformes numériques de couvrir les événements officiels et les manifestations publiques.
Lors d’une réunion tenue avec les représentants de l’Union Nationale des Télévisions Web, l’organe de régulation a été clair : les Web TV ne pourront bénéficier des mêmes droits que les chaînes classiques que si elles se conforment aux obligations légales. Cela inclut l’enregistrement administratif, l’immatriculation fiscale, ainsi que l’obtention d’une autorisation formelle d’exercice.
Face à cette position ferme, les promoteurs des Web TV ont exprimé leur volonté de se conformer, tout en appelant à une actualisation du cadre juridique, notamment une réforme de la loi sur la presse, afin de mieux intégrer et encadrer l’émergence des médias digitaux dans l’écosystème médiatique guinéen.
La HAC, pour sa part, met en garde contre toute infraction à cette interdiction, en précisant que des sanctions seront systématiquement appliquées en cas de non-respect.
Une situation qui relance le débat sur la reconnaissance institutionnelle des médias en ligne dans un paysage médiatique en pleine mutation.

Madiba Kaba pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com



