La Synergie des Forces Vives de Guinée a annoncé, le samedi 16 août 2025, une journée mondiale de manifestations le 6 septembre prochain dans plusieurs capitales, dont Paris, Bruxelles, Berlin, Rome, Montréal, Dakar et Washington. L’objectif est clair : dénoncer ce qu’elle qualifie de « dérive autoritaire » du colonel Mamadi Doumbouya et exiger son départ du pouvoir.
Dans sa déclaration, la coalition accuse la junte de violations massives des droits humains, de censure des médias, d’arrestations arbitraires et de corruption généralisée ayant plongé le pays dans une crise économique et sociale profonde. Elle rejette catégoriquement le référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025, qu’elle considère comme une manœuvre visant à confisquer le pouvoir.
La Synergie critique par ailleurs le silence de la communauté internationale et pointe du doigt le soutien de la France au chef de la junte. Elle exige la libération immédiate des détenus politiques, le retour des exilés et l’implication urgente de la CEDEAO, de l’Union africaine et de l’ONU pour un retour rapide à l’ordre Constitutionnel.
Les Forces Vives préviennent qu’elles ne reconnaîtront aucun référendum organisé par le ministère de l’Administration du territoire, qu’elles jugent « discrédité ». La diaspora promet ainsi de faire entendre la voix des Guinéens dans la rue, le 6 septembre, pour remettre la transition démocratique sur les rails.
Madiba Kaba pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com



