En Guinée, la Haute Autorité de la Communication (HAC) adopte une position de plus en plus rigoureuse envers les journalistes. L’organe de régulation prête ainsi une attention accrue à toute défaillance dans l’exercice du métier de journaliste. Les sanctions envisagées peuvent aller jusqu’à l’interdiction d’exercer ou à la fermeture pure et simple des médias concernés.
Le dernier cas en date, le samedi 6 septembre 2025 à Conakry, l’organe de régulation des médias a suspendu le journal électronique Guinéematin, « jusqu’à nouvel ordre pour non-respect des principes d’impartialité, d’égalité, de neutralité et d’équilibre de l’actualité en période de campagne référendaire et pour violation de la réglementation en vigueur ».
Et ce n’est pas tout, la même sanction s’applique à Guinéematin TV pour « activité illégale et non-conformité ».
Peu de temps après la diffusion du communiqué de la HAC, l’Administrateur Général de Guinéematin, Nouhou Baldé a affirmé n’avoir reçu aucune notification officielle de la part du président Boubacar Yacine Diallo et son équipe.
« À tous ceux qui m’appellent, comme vous, je n’ai aucune idée pour expliquer cette suspension de Guineematin par la HAC. Nous n’avons reçu aucun appel, aucun message, aucune notification… pour expliquer ce que nous avons commis comme faute pour justifier cette lourde sanction », a-t-il écrit sur sa page Facebook.
Rédaction de Courrier Régional / courrierrégional@gmail.com



