Dans un décret publié, le samedi 27 septembre à Conakry, le chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya a fixé la date de l’élection présidentielle au dimanche 28 décembre 2025 en Guinée. Cette décision qui fait suite à la promulgation de la nouvelle Constitution guinéenne, marque une étape importante vers le retour à l’ordre Constitutionnel, tant réclamé par la classe politique.
Et justement, des politiques réagissent à cette annonce. Pour Elhadj Mamadou Sylla, président de l’Union Démocratique de Guinée (UDG), la décision est à la fois surprenante et opportune. « C’est une grande surprise. Récemment encore, je discutais avec mon état-major de la possibilité de tenir les élections cette année. Certes, l’État a les moyens, mais pour les autres partis politiques, c’est plus difficile », a-t-il déclaré.
L’ancien chef de file de l’opposition guinéenne, estime que la célérité du processus électoral traduit la volonté du chef de l’État d’accélérer la transition. « En une seule semaine, tout s’est précipité : le référendum, la validation par la Cour suprême, la promulgation de la Constitution, l’adoption du code électoral par le CNT, et enfin le décret fixant la présidentielle au 28 décembre. Tout cela traduit la vision du président et sa volonté d’aller vite », a-t-il expliqué.
Cependant, le président de l’UDG aurait préféré que la présidentielle soit couplée aux législatives, pour réduire les charges liées à l’organisation des scrutins. « Si l’on m’avait consulté, j’aurais conseillé de coupler présidentielle et législatives pour alléger les charges. Après cette échéance, il restera encore d’autres scrutins : législatives, communales et régionales. Donc c’est de se préparer à ce rythme pour tous ceux qui veulent compétir », a-t-il indiqué.
Et de conclure par une phrase ironique, « la balle est lancée, et le militaire, s’il lance, il n’y a plus de recul. »
Madiba Kaba pour Courrier Régional / contact@courrierregional.info


