Les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) Burkina Faso, Mali et Niger – ont annoncé ce jeudi leur retrait « immédiat et irréversible » du Franc CFA.
Dans un communiqué conjoint diffusé depuis Bamako, les chefs d’État dénoncent une monnaie « héritée de la colonisation » et qualifiée d’« instrument de domination ». Ils affirment travailler à la mise en place d’une nouvelle monnaie commune « très bientôt », présentée comme un outil de « libération économique ».
Cette décision, inédite depuis les indépendances, s’inscrit dans la série de ruptures engagées par l’AES avec l’influence française, après la fin de la coopération militaire et la sortie du G5 Sahel.
Si l’annonce est saluée par une partie des populations, des économistes pointent déjà les incertitudes et les risques d’instabilité à court terme.




