À l’école élémentaire de Madina Borboff, dans la sous-préfecture de Kamsar, la promesse d’une éducation gratuite et obligatoire semble bien éloignée du quotidien des familles. Pour inscrire un élève, les parents doivent débourser 8.000 FG, auxquels s’ajoutent 150.000 FG pour le table-banc si l’établissement ne le fournit pas, ou l’obligation d’en acheter eux-mêmes.
Les contributions ne s’arrêtent pas là : l’APEAE (Association des Parents d’Élèves et Amis de l’École) impose 20.000 FG, et chaque élève doit verser une cotisation annuelle de 30.000 FG pour payer les enseignants non pris en charge par l’État. Et ce n’est pas tout, de petites sommes réclamées presque chaque semaine pour l’achat de savon, nous explique un parent d’élève.
Ce constat met en évidence un fossé entre la loi et la réalité du terrain. Si la Constitution guinéenne garantit la gratuité de l’éducation, sa mise en œuvre dans certaines localités comme Madina Borboff reste un défi majeur pour les familles.
Le ministère de l’Éducation Nationale et de l’Alphabétisation est plus que jamais interpellé : comment faire de la gratuité scolaire une réalité et non un fardeau pour les parents ?
Madiba Kaba pour Courrier Régional / contact@courrierregional.info



