De la Guinée à l’est du Congo, les attaques contre la presse sont de plus en plus graves sur le continent et l’impunité persiste alors que les auteurs bien souvent sont connus.
Le visage de Serge Oulon orne la dernière Une de L’Evènement, en date de juillet 2024, comme si le bi-mensuel, véritable institution au Burkina Faso, attendait le retour de son directeur de publication pour reparaître.
Au matin du 24 juin 2024, un commando armé débarque au domicile du journaliste d’investigation et l’importe vers une destination inconnue. Une dizaine d’autres figures de la presse burkinabè seront enlevées dans des conditions similaires les mois suivants.
Les autorités militaires du pays n’hésitent pas à forcer les portes du Centre national de presse Norbert Zongo de Ouagadougou, nommé d’après le célèbre journaliste assassiné en 1998, devenu symbole de la liberté d’expression d’une presse jadis reconnue pour sa vitalité bien au-delà du continent.
Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État fin 2022, le régime du capitaine Ibrahim Traoré ne tolère plus aucune voix discordante. Seuls peuvent exercer les « journalistes patriotes », ceux « qui se cantonnent à publier les articles pré-écrits par la présidence », résume un confrère burkinabè.
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