« L’élégance d’un homme se mesure par sa capacité à vaincre ses adversaires sans recourir aux armes non conventionnelles », écrit-il, soulignant que la dignité et la protection des enfants doivent rester prioritaires.
Il rappelle que la Guinée, bien que n’ayant pas ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), a souscrit à des traités régionaux comme la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant, et a réaffirmé son engagement à respecter les traités et accords internationaux, dont la CIDE. Selon Me Béavogui, ces instruments ont été internalisés dans la législation nationale à travers le Code de l’Enfant, qui dispose en son article 29 :
« Tout enfant a droit à la dignité et à l’honneur. Il ne doit, en aucun cas, être soumis aux traitements cruels, inhumains ou dégradants ou à des punitions déshumanisantes portant atteinte à son bien-être physique ou mental. »
L’avocat rappelle que la situation des droits de l’homme en Guinée est examinée périodiquement par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies dans le cadre du processus d’examen périodique. « Quand ces rapports sont accablants, on crie au scandale en oubliant que le passé rattrape toujours », écrit-il.
S’adressant directement à Élie Kamano, Me Béavogui lui adresse un message de réconfort : « Courage à toi Élie. Je sais que tu as un cœur de lion, mais tu traverses un moment difficile dans la vie d’un père. » Il l’invite à écouter le titre Cœur de Lion de Outoufils 1er, qu’il cite longuement pour illustrer la force et la résilience d’un père face aux épreuves :
« Pour vous, je traverserai la nuit, je soulèverai des montagnes, ma famille, tant que j’ai la vie, je me tiendrai debout avec un cœur, un cœur de lion… Même blessé, je fais front, je veux que vous ne manquiez de rien… J’ai un cœur de lion, et même si mon corps faiblit, mon âme se lève pour vous encore et encore… Un jour, vous comprendrez tous ce que j’ai fait en silence. Mais ce jour-là, regardez le ciel et souvenez-vous, votre bonheur c’était mon essence. »
Pour lui, Élie Kamano incarne ce père déterminé, dont la force et le courage rappellent que « un lion ne pleure jamais », a conclu Me Béavogui.
Madiba Kaba pour Courrier Régional / contact@courrierregional.info



