Selon l’opposant, les conditions actuelles ne permettent pas d’organiser une élection crédible. Il accuse les autorités d’avoir mis en place un processus « verrouillé » et “entièrement contrôlé” par l’exécutif. Il pointe notamment du doigt le ministère de l’Administration du territoire, chargé de piloter l’organisation électorale, et dirigé par un général placé sous l’autorité directe du président de la transition, Mamadi Doumbouya, candidat déclaré.
Cellou Dalein Diallo précise que la plupart des responsables territoriaux, nommés par décret, proviennent des forces de défense et de sécurité. Pour lui, cette configuration retire au scrutin toute impartialité et compromet d’avance sa transparence.
Dans sa déclaration, le leader de l’UFDG confirme que son parti ne participera pas à l’élection, “ni directement, ni indirectement”. Il affirme également que la formation ne soutiendra aucun candidat, estimant que prendre part au scrutin reviendrait à “cautionner un second coup d’État contre la souveraineté populaire”.
Cellou Dalein Diallo revient aussi sur plusieurs événements récents qu’il qualifie de “violations graves et répétées des droits humains”. Il cite la mort de plus de 60 manifestants lors de protestations à Conakry, les 134 décès enregistrés au stade de N’zérékoré, des disparitions forcées, des morts suspectes en détention, des arrestations arbitraires de leaders politiques, ainsi que des enlèvements suivis d’actes de torture.
Face à ce contexte, l’opposant appelle ses militants à ne pas devenir “les acteurs d’un scénario écrit d’avance”. Il les invite à une abstention “pacifique, digne et responsable”, qu’il présente comme un acte de résistance démocratique. Il assure enfin que l’UFDG “restera aux côtés du peuple de Guinée” pour poursuivre la lutte en faveur de la démocratie et de l’État de droit.
Madiba Kaba pour Courrier Régional / contact@courrierregional.info



