Ali Ayatollah Khamenei, guide suprême iranien, a été tué le samedi 28 février 2026 dans la capitale Téhéran, lors d’une importante attaque militaire menée par des forces américaines et israéliennes. La disparition de Khamenei provoque des réactions au sein de la communauté iranienne en France.
Hamid Reza SHEIKH, opposant et chef du parti Iran Future Génération (IFG1401) affirme ne pas être surpris par la mort de Khamenei. « Au sujet de la mort d’Ali Khamenei, le guide suprême Iranien, il faut dire que ce n’était pas un accident. Pendant 47 ans, le régime islamique a terrorisé le peuple. Par exemple, l’été 2025, quand les Israéliens se sont attaqués à Téheran, ils ont tué beaucoup de soldats, des commandants Iraniens, des scientifiques Iraniens. A la base, c’était Ayatolah Khamenei ».
Selon Hamid Reza SHEIKH, l’opposition iranienne compte plusieurs candidats, mais leur communication avec la population est fortement limitée par l’absence de médias libres. « Ils n’ont pas la possibilité de présenter leurs projets de société aux iraniens », dénonce-t-il.
Parlant d’une éventuelle transition, le Premier ministre Israélien Benjamin Netanyahu souhaiterait « imposer » le fils du premier chah d’Iran, en exile aux États-Unis, en la personne de Reza Pahlavi. Pour Monsieur SHEIKH, la légitimité de ce dernier est remise en cause. « Plusieurs communautés iraniennes, telles que les Kurdes, les Balouches et les Arabes, ne soutiennent pas la candidature de Monsieur Pahlavi. Il n’a aucune expérience et il ne connait rien du pays. L’imposer à la tête du pays par Israël, pourrait déclencher une guerre civile », a prévenu notre interlocuteur.
Washington et Tel-Aviv ont justifié leur opération militaire par la nécessité de neutraliser les programmes militaires d’Iran, jugés menaçants, notamment les missiles et le nucléaire. Pour annoncer la mort d’Ayatollah Khamenei, le président Donald Trump a affirmé, la nuit dernière, que les frappes étaient indispensables pour protéger les populations et prévenir les risques futurs.
Thierno Diawara pour Courrier Régional / contact@courrierregional.info



