L’homme d’affaires guinéen et figure politique, El Hadj Mamadou Sylla est décédé ce jeudi 16 avril 2026, à son domicile de Dixinn, à Conakry, des suites d’une maladie. Quelques heures après l’annonce de sa disparition, son fils Mohamed Sylla, alors en déplacement à l’étranger, lui a rendu un hommage poignant, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.
Dans un message empreint d’émotion, Mohamed Sylla a exprimé sa douleur face à cette perte qu’il décrit comme une épreuve redoutée par tout être humain. Il a annoncé que son père s’en est allé paisiblement, « sans déranger personne », comme il l’avait toujours souhaité.
Lisez plutôt son message !
« Assalam Aleykoun Wa Rahmatoullahi Wa Barakatou.
Ce matin, nous nous sommes réveillés avec cette triste nouvelle. Effectivement, le moment que je ne souhaite à personne, à aucun être humain, est enfin arrivé. Mon père est décédé ce matin. Oui, il est parti. Tranquillement, paisiblement, sans déranger personne, il a fait son voyage.
Merci pour vos appels. Merci pour votre soutien. Merci pour vos messages. Nombreux sont ceux qui m’ont appelé ce matin, qui m’ont écrit, qui m’ont envoyé des messages. Des publications d’amis, des proches de la Guinée qu’il a tant aimée. À sa famille, incha Allah, il nous rendra cette image.
À sa famille politique, il est mort pour votre combat. Il est resté droit dans ses bottes, comme vous le connaissez, comme la Guinée l’a toujours connu. Il voulait tant faire cette aventure avec vous. Il est rentré pour cela, alors qu’il était à Paris un jour. Il voulait effectuer ce travail avec vous, pour encore réunir son parti.
Malheureusement, Dieu en a décidé autrement. Il a aidé une région. À sa famille professionnelle, votre patron, mon patron, mon unique patron, il est parti. Mon idole. Papa. Tu l’as encore fait. Tu l’as encore fait. Oui. Tu l’as toujours dit. « Mon petit, quand je serai prêt à partir, personne ne le saura. » Tu l’as fait. Tu m’as sorti de Conakry. Oui, je t’ai dit que je venais en voyage. Tu m’as dit : « Vas-y, fais ce que tu as à faire. Moi, je suis là, je m’occupe de mon parti. » Tu voulais juste faire ce que tu avais à faire. Et tu l’as fait.
La famille… C’est dur. C’est très dur.
Merci papa de nous avoir tout donné, d’avoir été là pour nous, de n’avoir jamais manqué à quoi que ce soit. Ta rigueur. La rigueur. Toujours la rigueur. Tu as toujours tenu à ce respect. Peu importe la situation, tu es resté droit dans tes bottes. Droit dans tes bottes.
Ceux qui te connaissent, qui t’ont côtoyé, savent que cet homme ne s’est jamais plié. Il ne s’est jamais plié. Ni dans la famille, ni dans les affaires, ni en politique. Tu es parti grand. Oui, tu me l’as dit. Tu n’as jamais cédé. Tu es resté droit dans tes bottes. La seule chose que tu me laisses, que tu laisses à toute ta famille biologique, à nous tes enfants, c’est de prier Dieu.
Je demande au peuple de Guinée de prier pour nous. C’est la dignité. C’est la dignité. Où que tu sois, qui que tu sois, si tu portes mon nom, sois digne. Incha Allah, on le sera. On le sera, incha Allah. Nous sommes là. Priez pour nous. Priez pour nous.
C’est arrivé trop tôt… Je ne suis pas prêt… Je ne suis pas prêt… Papa, merci, merci. Dieu merci. Je te remercie. Je ne sais pas. Il y a des gens qui sont en train de se battre, mais il n’y a pas de patron pour l’instant. Il n’y a pas de patron pour l’instant », a conclu Mohamed Sylla, en larmes.
Rédaction de Courrier Régional / contact@courrierregional.info




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