Il est arrivé ce dimanche 26 juillet à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle (CDG), à bord d’un vol régulier Air France. Ibrahima Sory Sylla, alias Sorel Wantos pour les intimes, n’est plus à présenter. Ce vlogueur guinéen, soutien « inconditionnel » du CNRD et du président Mamadi Doumbouya, a décidé de retourner à Paris, où il résidait depuis une trentaine d’années, selon ses propres termes.
Hier samedi, à quelques heures de son vol, il avait publié depuis Conakry une vidéo dans laquelle il expliquait les raisons de cette décision, prise en toute discrétion. « Je suis actuellement à Conakry, où je suis né. Cela fait une semaine que je suis ici à préparer mon voyage de retour à Paris, sans que personne ne soit au courant, à part mes hommes, c’est-à-dire les gens qui m’ont protégé, qui se sont occupés de moi, qui m’ont nourri. C’est normal que je les informe. Mais à part eux, je n’en ai parlé à personne. Je me prépare donc à me rendre bientôt à l’aéroport pour prendre mon avion pour la France. Oui, bien sûr, pour Paris. Avec tout ce qui m’est arrivé, j’ai besoin d’aller me concentrer, d’oublier certaines choses qui se sont passées. En même temps, je vais régler certaines choses là-bas », a déclaré Sorel Wantos sur son compte TikTok.
Dans une seconde vidéo, cette fois filmée dans la salle d’embarquement de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry, Sorel Wantos, fidèle à lui-même, glisse, avec l’humour qu’on lui connaît, qu’il faut parfois reculer pour mieux sauter : « Il y a beaucoup d’oiseaux dans le ciel, mais ils ne sont pas tous de la même couleur. Je retourne à Paris pour me reposer. Pour mieux sauter, il faut reculer », a-t-il lancé.
Derrière la légèreté du ton, plusieurs observateurs y voient surtout l’épilogue d’une histoire pathétique. Car ce retour à Paris n’est pas anodin : il sonne comme un aveu d’échec pour celui qui, début 2025, avait fait le choix inverse. Après plusieurs décennies passées en Europe, Sorel Wantos avait en effet décidé de rentrer au pays pour y investir, avec le peu qu’il avait économisé et l’aide de personnes qu’il qualifie lui-même de « bienfaiteurs ».
De ce retour au bercail étaient nés plusieurs projets, notamment un restaurant et une briqueterie, situés à Tanènè. Des projets qui, malheureusement, ont fini par tomber à l’eau : son restaurant a été saccagé récemment par des forces de l’ordre, sans qu’aucun motif officiel n’ait été communiqué, du moins à notre connaissance. Ce sont là quelques-unes des raisons qui ont fini par anéantir le rêve de Sorel Wantos, le contraignant à un retour à la case départ.
Par Thierno Diawara / courrierregional@gmail.com




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