Le 23 juillet dernier, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a scindé le ministère des Sports et de la Jeunesse en deux départements distincts. En attendant la nomination du futur locataire du portefeuille des Sports, Thierno Saïdou Diakité, consultant sportif, a vivement souhaité, samedi 25 juillet, la nomination d’un technicien qui connaît bien le domaine, estimant que seul ce profil pourrait relever le défi auquel le secteur est confronté depuis toujours.
« Maintenant, le sport est devenu un département à part entière. Le problème, c’est de souhaiter que le futur locataire de ce département puisse atteindre certains objectifs, parce qu’il faut que le sport sorte de l’ornière. Donc moi, je souhaite vivement que le prochain locataire de ce département soit quelqu’un qui soit bien au fait des questions de sport, qu’il ait un carnet d’adresses bien fourni et qui soit quelqu’un d’ambitieux », a déclaré Thierno Saïdou Diakité à Horizon FM.
- Manque criard d’infrastructures sportives
Le consultant sportif a également attiré l’attention du futur ministre sur un certain nombre de points à régler en amont, au bénéfice de l’ensemble des disciplines sportives. « Il faut que le pays bénéficie d’infrastructures sportives, tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Parce que pour que le sport puisse se développer, il faut des infrastructures fonctionnelles. Donc la priorité des priorités, c’est d’engager des chantiers de mise en œuvre de plusieurs infrastructures. Et ensuite, la première des choses que je souhaite, c’est qu’on fasse les États généraux du sport ou le Conseil national des sports pour pouvoir poser un diagnostic de tous les problèmes auxquels le sport est confronté, et ensuite, à court, moyen et long terme, dégager des pistes de solutions pour le bon déroulement des activités sportives », a-t-il suggéré.
- Au-delà des aides de l’État, les fédérations doivent s’approprier le sponsoring
Thierno Saïdou Diakité reconnaît qu’il serait difficile pour une fédération sportive de fonctionner sans moyens financiers et logistiques. À ce niveau, il exhorte les fédérations sportives à être plus actives sur le terrain du sponsoring, entre autres leviers. « Il n’y a pas que le football, le basket ou le handball. Il y a près de 30 disciplines sportives en Guinée. Donc, pour que ces fédérations puissent travailler correctement, il leur faut une certaine assistance financière. C’est vrai que l’État ne va pas faire de commandite, c’est-à-dire donner l’argent à toutes les fédérations, mais c’est une assistance. Les fédérations doivent s’approprier le management sportif, le sponsoring, pour avoir des partenaires, pour avoir des sponsors », a expliqué Thierno Saïdou Diakité au micro de notre confrère.
Par Courrier Régional / courrierregional@gmail.com




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