Le procès de l’activiste Bella Bah s’est ouvert lundi 17 août 2026 devant le Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn, à Conakry. Il est poursuivi pour « injures » et « diffamations » publiques.
Placé sous mandat de dépôt le 13 août et détenu à la maison centrale de Conakry, Bella Bah a rejeté les accusations portées contre lui à la barre. Il affirme n’avoir jamais eu l’intention d’injurier ou de diffamer qui que ce soit.
« Je n’ai jamais insulté qui que ce soit. Peut-être que mes propos ont été interprétés autrement, mais je n’ai jamais eu l’intention d’injurier, de calomnier ou de diffamer quiconque », a-t-il déclaré, estimant que ses propos ont été extrapolés.
Une défense qui n’a pas convaincu le ministère public. Le procureur de la République a requis la condamnation de l’activiste à un an d’emprisonnement ferme, demandant au tribunal de le retenir dans les liens de la culpabilité.
De leur côté, les avocats de Bella Bah ont plaidé pour sa relaxe pure et simple. Me Alpha Amadou DS Bah a toutefois demandé, à défaut d’une relaxe, que le tribunal accorde des circonstances atténuantes à son client, notamment en tenant compte du pardon accordé par le grand imam de la mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara.
À l’issue des plaidoiries, le tribunal a renvoyé l’affaire au mercredi 19 août 2026, date prévue pour le verdict.
Par Courrier Régional / courrierregional@gmail.com




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