Au total, 217 personnes condamnées ont bénéficié d’une « remise totale de leur peine privative de liberté », ce vendredi 2 octobre 2026, selon un décret lu à la télévision nationale à Conakry. Parmi les bénéficiaires figure le leader du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), Aliou Bah, qui purgeait une peine de deux ans d’emprisonnement pour « offense et diffamation » à l’encontre du chef de l’État.
Cette grâce intervient alors que la Cour de justice de la CEDEAO avait saisi, le 25 septembre dernier, le greffier en chef de la Cour suprême de Guinée au sujet de l’exécution de son arrêt rendu le 25 juin 2026. Dans cette décision, la juridiction communautaire s’était déclarée compétente et avait jugé recevable la requête introduite par Mamadou Aliou Bah.
La Cour avait notamment estimé que l’État guinéen avait violé les droits du requérant à ne pas être arrêté ou détenu arbitrairement, ainsi que ses droits à la liberté d’opinion, d’expression et de réunion. Elle avait, en conséquence, ordonné sa mise en liberté immédiate et sans condition, tout en demandant aux autorités guinéennes de lui transmettre un rapport sur l’exécution de sa décision.
La grâce présidentielle accordée à Aliou Bah est-elle liée à la décision de la Cour de justice de la CEDEAO ? À ce stade, aucun élément officiel ne permet d’établir un lien entre les deux événements.
Par la Rédaction de Courrier Régional / courrierregional@gmail.com




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