Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), s’est prononcé, samedi 3 octobre, sur la grâce présidentielle accordée, vendredi, à Aliou Bah, le leader du MoDeL (Mouvement démocratique libéral).
Selon lui, si la libération d’Aliou Bah a un mérite, celui-ci reviendrait à la Cour de justice de la Cédéao qui, le 25 juin dernier, avait ordonné à l’État guinéen sa mise en liberté immédiate et sans condition.
« On ne peut pas gracier quelqu’un qui n’aurait jamais dû être condamné. Mamadi Doumbouya ne peut pas être à la fois l’auteur de l’injustice et celui qui vient ensuite s’attribuer le mérite d’y mettre fin. La grâce ne fait disparaître ni l’injustice initiale, ni les mois de liberté volés, ni les préjudices subis par Aliou Bah et sa famille. Et pourtant, le 25 juin dernier, la Cour de justice de la CEDEAO, saisie du cas d’Aliou Bah, avait ordonné à l’État guinéen sa mise en liberté immédiate et sans condition. Le 25 septembre dernier, la juridiction communautaire a de nouveau saisi l’État guinéen afin d’assurer l’exécution de son Arrêt, resté jusque-là sans effet », a écrit samedi sur sa page Facebook l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo.
Dans un communiqué publié plus tôt dans la journée à Conakry, le MoDeL avait, de son côté, « pris acte de la décision accordant une grâce présidentielle à son Président, M. Aliou Bah, après près de 22 mois de détention, ouvrant ainsi la voie à son retour auprès de sa famille, de ses proches et de ses concitoyens ».
Par Albert TOLNO / courrierregional@gmail.com




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