L’influenceuse guinéenne Mariama Barry, connue sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Rima no Stress, a été condamnée ce mardi 27 octobre 2026 à un an d’emprisonnement avec sursis par le tribunal de première instance de Dixinn. Elle était poursuivie pour outrage public à la pudeur, à la suite de la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
Âgée de 22 ans, la prévenue a contesté à la barre les faits tels qu’ils lui sont reprochés. Elle a expliqué que son interpellation faisait suite à une vidéo dans laquelle elle reprenait une séquence musicale de l’artiste malien Sidiki Diabaté, en y associant une image du président guinéen, Mamadi Doumbouya.
Interrogée sur les paroles de la chanson et les mouvements de danse exécutés dans la séquence, Mariama Barry a déclaré ne pas en connaître la signification. Elle a également contesté avoir effectué des gestes indécents, affirmant qu’elle se contentait de marquer le rythme avec son pied gauche.
Les échanges se sont ensuite poursuivis autour du caractère des gestes reproduits dans la vidéo. Invitée par le ministère public à dire si elle aurait effectué la même prestation devant ses parents, la jeune femme a répondu par la négative.
Dans ses réquisitions, le procureur a estimé que la vidéo avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux en raison de son caractère jugé obscène. Il a également rappelé que les autorités avaient procédé à son interpellation par l’intermédiaire de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Le représentant du ministère public a, par ailleurs, dénoncé la diffusion de contenus qu’il considère comme contraires aux règles de bienséance sur les plateformes numériques, notamment les publications à caractère obscène et les propos injurieux.
Tenant compte du statut d’élève de la prévenue et de l’absence d’antécédents judiciaires, le parquet avait requis six mois d’emprisonnement avec sursis.
Appelée à présenter ses derniers arguments, Mariama Barry a préféré solliciter la clémence du tribunal, déclarant simplement : « Je demande pardon. À part ça, je n’ai rien à dire. »
À l’issue des débats, la présidente du tribunal l’a déclarée coupable des faits qui lui étaient reprochés et l’a condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis.
Par Aly Badara AKILA – Journaliste reporter / courrierregional@gmail.com




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