Contrairement aux précédentes audiences, les journalistes n’ont pas pu accéder à la salle pour couvrir le procès en appel de l’opposant Aliou Bah ce mercredi 16 avril 2025 à Conakry.
En réaction à cette mesure qui a suscité de vives réactions au sein de l’opinion publique, le procureur général Près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya a tenté de justifier en se focalisant sur l’article 339 du Code de procédure pénale.
« La Cour n’a accédé à aucune de ces demandes. Toutefois, elle a interdit l’accès ou l’introduction de tout appareil permettant de fixer, de transmettre, de diffuser des images ou des paroles, sur le fondement de la disposition de l’article 399 du Code de procédure pénale. C’est un arrêt avant-dire droit susceptible de voie de recours, et l’article 41 du Code de procédure pénale confère au parquet général, près la Cour d’appel, soit de Conakry, soit de Kankan, la responsabilité de veiller à l’application stricte des décisions de justice ayant acquis l’autorité de la chose jugée. C’est en ce sens que nous avons pris la disposition d’empêcher l’introduction d’appareils dans l’enceinte de la salle des audiences. Il n’y a rien d’illégal à cela », a-t-il expliqué avant d’ajouter, « et soyez rassurés que tous les droits de M. Mamadou Aliou Bah seront respectés, car la Guinée a souscrit à ce que vous appelez souvent des instruments juridiques internationaux ».
Arrêté le 26 décembre 2024 à la frontière sierra-léonaise, Aliou Bah, président du parti Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) a été condamné à deux ans de prison ferme le 07 janvier 2025 pour « des faits de diffamation et d’offense au Chef de l’État ». Une condamnation rejetée et qualifiée de « politique » par les militants et sympathisants du MoDeL.
Madiba Kaba pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com



