En conférence de presse lundi 1er septembre 2025 à la Maison des journalistes, située à Conakry, le leader du Bloc Libéral (BL), Dr Faya Millimouno, a pris la parole pour dénoncer les fausses promesses entourant le projet de nouvelle Constitution.
Selon lui, certains promoteurs du texte font croire aux Guinéens que son adoption garantirait la gratuité de l’enseignement et de l’éducation. Une affirmation qu’il qualifie de mensongère : « Ce n’est pas vrai. Même dans la Constitution de Sékou Touré en 1958, cette disposition existait déjà. Elle a été reprise dans toutes les constitutions suivantes, de 1982 à 2020 », a-t-il rappelé.
Dr Faya a souligné que, dans la pratique, la situation est très différente. De nombreux parents continuent de payer cher pour l’école privée, faute d’infrastructures publiques suffisantes. « À Conakry, trois enfants sur cinq n’auraient pas accès à l’école sans les établissements privés. Alors il est faux de prétendre que cette Constitution va changer la donne », a-t-il ajouté.
Le leader du BL a également mis en garde contre l’article 72, qui impose des élections anticipées en cas de vacance du pouvoir. Pour lui, cette disposition pourrait entraîner une instabilité constitutionnalisée : « Chaque décès présidentiel ouvre la voie à une prise de pouvoir militaire. Ce texte ne rassemble pas, il divise. »
Enfin, Dr Faya a dénoncé la mise sous tutelle des partis politiques, avec des mesures permettant leur suspension arbitraire et la restriction de leur liberté d’expression. « Ce projet de Constitution ne protège pas le peuple, il verrouille le jeu politique », a-t-il conclu.
Avec cette sortie, Dr Faya Millimouno confirme sa position de voix critique et lucide dans le débat national, appelant les Guinéens à ne pas se laisser tromper par des promesses anciennes maquillées en progrès.
Madiba Kaba pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com


