Un étudiant de l’Université de Faranah, prénommé Clavère, a perdu la vie dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 octobre après avoir été victime d’une crise sur un terrain de football. Selon les informations parvenues à notre rédaction, l’hôpital régional de Faranah aurait refusé de lui administrer les premiers soins en raison d’un manque de 30 000 francs guinéens. Ces accusations restent à vérifier auprès des responsables de l’établissement hospitalier.
Le drame suscite une vive émotion parmi ses amis et ses proches. Récemment orienté à Faranah pour poursuivre ses études, le jeune homme venait à peine de rejoindre cette ville universitaire.
« Jusqu’à 15 heures aujourd’hui, lui et moi étions encore en train de parler. Je ne pouvais absolument pas imaginer que quelques heures plus tard, j’apprendrais une nouvelle aussi douloureuse », témoigne l’un de ses amis, profondément bouleversé.
D’après ce témoignage, Clavère jouait au football avec ses camarades. C’est pendant la mi-temps, alors qu’il prenait de l’eau pour boire, qu’il aurait été victime d’une crise.
Ses amis l’auraient rapidement transporté à l’hôpital régional de Faranah dans l’espoir qu’il reçoive les soins nécessaires. Mais, selon les informations recueillies par notre rédaction, ses accompagnateurs n’auraient pas disposé de la totalité de la somme demandée pour sa prise en charge. Il leur aurait manqué 30 000 francs guinéens.
D’après les témoignages de ses proches, le jeune étudiant n’aurait pas reçu les soins nécessaires à temps avant de finalement rendre son dernier souffle. Les circonstances exactes de son décès et les conditions de sa prise en charge restent à établir.
« Une vie humaine contre 30 000 francs »
En larmes, ses camarades expriment leur douleur et leur indignation face à cette disparition brutale. « Une vie humaine contre 30 000 francs. Nous avons perdu notre ami à cause de 30 000 francs guinéens. Nous venons de perdre un étudiant », déplorent-ils.
Cette affaire soulève des interrogations sur l’accès aux soins d’urgence et les conditions de prise en charge des patients en situation critique. Les responsables de l’hôpital régional de Faranah sont attendus pour apporter des éclaircissements sur les circonstances de cette prise en charge et permettre d’établir les faits.
Pour ses proches, la douleur est d’autant plus vive que Clavère échangeait encore avec certains d’entre eux quelques heures avant sa mort.
Les circonstances exactes de ce drame restent à établir. Notre rédaction a tenté de recueillir la version des responsables de l’hôpital régional de Faranah, mais ses démarches n’ont pas abouti au moment de la rédaction de cet article.




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