L’ancien Premier ministre Bernard Goumou a rompu le silence ce dimanche 31 août à l’occasion d’une rencontre avec des journalistes à la Maison de la Presse située à Conakry.
Après avoir présenté ses condoléances aux familles touchées par les récentes inondations et glissements de terrain, il a rappelé avoir choisi le silence depuis son départ de la Primature « par principe de réserve ». Mais, selon lui, l’enjeu actuel justifie sa prise de parole : l’adoption d’une nouvelle Constitution.
« Se doter d’une nouvelle Constitution n’est pas une simple formalité. C’est un acte fondateur qui définit un projet de société, garantit la paix, la stabilité et la continuité de l’État, et ancre notre pays dans le concert des nations avec responsabilité et dignité », a-t-il déclaré.
Bernard Goumou estime que ce texte permettra de tourner la page de la transition, de donner une légitimité démocratique aux nouvelles autorités, d’instaurer plus de transparence et de contrôle dans la gestion publique, de rendre aux citoyens le droit de choisir librement leurs représentants et de favoriser une Guinée inclusive, notamment à travers l’éducation et la santé.
« Ma conviction, en plus de mon amitié et de ma loyauté envers le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, c’est que cette nouvelle Constitution est bonne pour la Guinée et représente un pas en avant pour chaque citoyen », a-t-il insisté.
L’ancien Premier ministre a annoncé une tournée à l’intérieur du pays afin d’expliquer « de façon pédagogique » les enjeux du texte. Il a également remercié le chef de l’État pour avoir instruit les autorités à faciliter son implication dans la campagne référendaire.
« Le Oui à cette nouvelle Constitution est un choix pour l’avenir », a conclu Bernard Goumou.
Madiba Kaba pour Courrier Régional / courrierregional@gmail.com


